Bienvenue sur Meetage!

 

Fleurs endémiques (Photo maya, http://coucoumaya.blogspot.com)

 

Je vous accueille avec plaisir sur ce site avec ces quelques fleurs, bien particulières

et que vous ne trouverez peut être pas chez le fleuriste du coin.

Mon site a pour ambition le partage, la découverte et l'amitié.

Vous y trouverez  mes passions, la première c'est la Nature, qui est selon moi la première expression de la Vie, du Vivant.

Et la Nouvelle Calédonie, à travers mon regard

Ensuite la Poésie, l'art majeur de la littérature.

Et l'Art dans son ensemble : peinture, artistes, créateurs,  auteurs qui donnnent parfois un sens à notre vie.

Ensuite la découverte des autres, à travers les rencontres que l'on peut faire de coeur à coeur ou d'âme à âme,

et les voyages.

Je prends beaucoup de plaisir à regrouper ici les éléments d'un monde qui me ressemble,

et je sais que quelquepart,

il vous ressemble peut-être aussi un peu.

 

 

 

 

L'océan et ses merveilles, origine de toute vie.

 

 

Bonne visite !

 

Blog : Derniers billets du blog

  • Transition sédentaire

    Le 01/06/2010 à 05:39

    Cela fait quelques temps maintenant que j'expérimente ma vie de résidente sédentaire et surtout que je ne vais plus faire de grandes balades, c'était bon pour mon coeur mais pas pour ma peau, je suis une rouquine et 42 ans dans le Pacifique ça ne pardonne pas, il me faut à présent  être prudente. Pourtant je ne renonce pas à ma vie de nomade, sous des soleils moins virulents.

    Rester ainsi chez moi m'a fait renouer avec deux autres passions, la réflexion, une forme de méditation sans connotation religieuse, j'écoute le monde , je l'observe et j'essaie d'en dégager une forme de pensée philosophique, et la couture, soit à partir de patrons pour des modèles courants ou "tendance" soit par la création de modèles issus de mon imagination.

    J'ai aussi renoué pendant quelques temps avec la famille, et il s'est passé ce qui doit être : j'ai éclairci les rangs de mes fréquentations familiales, pour garder un noyau privilégié.

    Tout ce que j'ai appris jusqu'à présent c'est de savoir m'entourer, sans me laisser déborder. J'ai aussi renoué avec la "vertu silencieuse". Mes journées s'écoulent lentement, dans la douceur et le calme, ponctuées par des émissions d'informations télévisées qui me permettent de suivre l'actualité mondiale, et des séries, documentaires d'investigation ou des films qui satisfont mon voyeurisme social, et donnent aussi du grain à moudre  ma réflexion sur le monde.

    J'ai la chance de ne pas avoir  aller chercher de quoi vivre tous les jours car j'ai mon autonomie financière, et donc j'essaie d'utiliser mon tems de la façon la plus utile à mon sens, en créant de la réflexion, et en faisant réfléchir les autres.Car c'est ce qui manque le plus dans le monde actuellement des gens qui arrêtent de courir et qui tentent de trouver d'autres chemins, d'autres pistes pour sortir du marasme social infernal dans lequel l'humanité s'enfonce sciemment.

    Pour cela j'ai créé une rubrique intitulée "Le jardin philosophique" où je regroupe des analyses, des réflexions, simplement humaines, ce ne sont pas des expertises économiques, politiques ou sociales, seulement des fruits de ma réflexion, qui ont pour but de vous inviter à réagir, et à voir la vie , le monde, autrement que ce que l'on nous demande d'y voir.

    Mes voyages n'en sont pas pour autant terminés, je prépare une nouvelle expédition à travers les capitales européennes, un voyage qui devrait durer entre 4 et 6 mois, et dont les dates ne sont pas encores arrêtées.

     

     

  • Vérité ou mensonge ?

    Le 18/08/2009 à 02:52En ce qui me concerne

    Avant de dire exactement ce qui pour moi est vérité ou mensonge, voici un petit apparté sur les incidents de la Nouvelle Calédonie.

    Le départ de feu de ce qui s'est produit, c'est une vulgaire histoire de quelqu'un qui a vu une chose qu'il n'aurait pas dû répéter,  comme cela a souvent cours ici ou ailleurs. Puis cela a été l'engagement d'un syndicat derrière un employé qui a payé son indiscrétion, avec en arrière plan un règlement de comptes entre forces en présence de la même aubédience politique, et cela s'est transformé en conflit politique avec fond de racisme, dont une poignée d'extrémistes a tenté de tirer parti, pour généraliser ce conflit.

    Mais au moins 25000 personnes ont manifesté pour dire qu'il n'ont pas été dupes, et les gens qui vivent chez nous veulent seulement travailler, circuler et vivre en paix.

    Comme quoi avec une brindille bien allumée et le bon vent qui souffle dessus on provoque un bel incendie.

    La vérité derrière tout ça seuls les intéressés la connaissent vraiment. Et je ne me riquerais pas plus avant, car j'ai dit les grandes lignes de tout ce que j'en sais.

    Alors voilà bien le terrain miné de la subjectivité, des passions incontrôlées, de l'ambition et de l'amour du pouvoir qui conduisent à l'affrontement et à la violence.

    Celui qui détient le pouvoir c'est celui qui sait. Et celui qui a envie d'avoir le pouvoir va faire croire à tout le monde qu'il sait. Et pour cela, il va soit travestir la réalité des faits ou bien simplement inventer des faits qui, répercutés par le nombre, deviendront une forme de réalité reconnue par tous.

    Qui n'a pas une fois dans sa vie inventé un tout petit truc, pour diverses raisons, auquel il s'est mis à croire à force de l'entendre revenir à lui comme une réalité ? Ce tout petit  truc peut être un mot, un acte, ou un sentiment, auquel on donne vie et auquel on veut croire, et qui à force créée sa propre réalité.

    Cela est pourtant un mensonge, au départ et le reste à l'arrivée car il y a au fond de chacun de nous une présence qui sait, qui parfois nous laisse oublier les choses pour un temps et qui un jour se rappelle à notre souvenir, vient nous hanter, jusqu'à ce ce que nous faisions sortir la vérité.

    Donc la réalité, et la vérité sont deux choses bien différentes. La réalité est ce qui est réel, ce qui existe et la vérité est ce qui est vrai, initial et non corrompu.

    Chacun peut vivre dans sa propre réalité, mais il n'existe qu'une seule vérité.

    Quid du mensonge ?

    Mentir c'est exprimer une chose qui n'est pas vraie. Mais est-ce que l'on ment quand on énonce une réalité qui est issue d'un mensonge devenu la réalité ?

    Quand on énonce une réalité, on dit la vérité, car on dit ce qui est et non pas comment cela a été. La réalité a un contenu temporel : ce qui existe,est réel, présent, et donc vrai.

    Et c'est là que réside toute la complexité de l'esprit humain qui confond la réalité d'aujourd'hui bâtie sur le mensonge d'hier, et le mensonge, qui est et vit ailleurs, dans un autre temps et qui a créé sa propre réalité.

    Alors que faisons nous de ce mensonge ? Doit-on rendre le pourvoyeur initial de ce mensonge responsable de cette réalité que chacun de nous a transporté, répercuté, et validé ?

    C'est à chacun d'entre nous à répondre à cette question car comme tout ce qui fait ce que nous sommes, nous avons chacun sur nos têtes la responsabilité de nos actes, et de nos paroles.

    Et si nous ne voulons pas avoir un jour à se poser cette question, il y a une règle à respecter et appliquer : Je ne dis que ce que je sais, parce que je peux démontrer que ce que je dis est la vérité.

    Et là le mensonge devient une fantaisie de l'esprit qui n'engage plus que celui qui l'exprime. Il perd de sa force, il perd de son intérêt et disparaît peu à peu de nos vies.

  • Voyage, voyage...

    Le 16/05/2009 à 22:06

    En ce qui me concerne, le voyage c'est quand plus rien ne vous retient là où vous êtes.

    Qu'est-ce qui vous retient dans un endroit pendant une période donnée ? Vos obligations. Le devoir de faire sa vie, de se nourrir, de se loger, de créer des liens, de fonder une famille. J'ai fait tout cela, et je ne sens plus d'obligations dans ma vie. Je suis un électron libre, dans un monde où tout semble lié. je ne sais pas pourquoi, le seul lien que je sente en moi est immatériel : mon lien avec  la famille, les amis, Dieu.

    Je ne sais pas pourquoi c'est ainsi, je ne peux pas expliquer ce besoin impératif d'indépendance. C'est vital, je sens que je vis quand je suis libre de toute contrainte.

    Et l'amour dans tout ça ? L'amour a pour moi un sens universel, je milite pour l'amour inconditionnel. Pourquoi réserver cette plus belle part de vous-même à une ou quelques personnes quand il y a tant à aimer dans ce Monde et sur cette Terre. J'ai du mal à choisir et à m'arrêter à quelques personnes.

    Ma famille est en moi, je la porte dans ce que je suis. Mes amis sont dans mon coeur, et c'est là qu'ils vivent.

    Je rencontre des gens, des êtres remplis de vie, avec leurs difficultés, Monty le taximan a des problèmes de santé, il a eu une existence difficile, et très peu d'amour maternel, il s'est découvert une autre famille après une expérience terrible, il a été charpentier, et maintenant il adore conduire un taxi car il rencontre ainsi des gens du monde entier. Pat taxiwoman est seule, elle a du mal à marcher, elle ne sait pas comment elle va vieillir, car la vie est dure pour les gens qui sont pauvres aux USA, et elle rêve de voyager, et de vivre comme moi, mais elle a sa congrégation, et elle y est heureuse avec ces gens. Rory est guide sur un jetboat, il a une belle vie, il est dans un pays magnifique qu'il adore.

     

     

     

     

     

    Max Cross et Tristan Hace sont deux jeunes gens, ils ont dix neuf et vingt ans, ils voyagent en faisant du pouce et dorment où ils peuvent. L'un sans parents, l'autre d'une mère alcoolique, ils se sont trouvés sur la route et se tiennent mutuellement chaud, moralement et physiquement. Ces sont deux bons petits gars, ils n'ont rien que leur maigre paquetage et leurs skates boards, mais ils ont toujours un sourire et un bonjour pour vous.

     

    Et ici j'ai rencontré le prêcheur, je ne sais pas son nom, j'ai oublié de le lui demander. Il a vécu avec femme et enfants, et puis un jour il a tout laissé, il a entendu un appel. Et il voyage sur son vieux vélo, avec toute sa vie dessus, avec ses deux vieilles bibles couvertes des témoignages de tous ceux qu'il a rencontrés, qu'il a aidés, et pour qui il a prié. Nous avons parlé de la vie, du monde et de Dieu pendant une heure.

    Voilà, c'est ça le voyage. Et c'est pour ça que je suis sur la route. Le monde est si beau à voir, et il y a tant de gens à rencontrer, à découvrir. Quand je vois tout ce qui m'entoure, je ne peux que remercier le ciel, pour la chance que j'ai d'être là et de faire ce que je fais en toute sécurité.

    Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas comprendre le plaisir que j'ai à vivre ainsi. Tous ceux qui rêvent de construire un univers sécurisant : une maison, un travail, une famille et un endroit où vivre. J'ai seulement besoin d'un moyen de transport, d'un abri avec de quoi m'assurer une bonne hygiène, et de quoi me restaurer. Je vais de plus en plus me dépouiller, je vais me séparer des choses inutiles et conserver l'essentiel. Il faut que j'aille plus loin, dans cette expérience de vie. J'ai besoin de l'indispensable, c'est l'authenticité de l'être.

    Ma mémoire me fait souvent défaut, mais ce voyage fait travailler mon cerveau, et c'est bénéfique pour ma mémoire.

    Je passe des jours et des jours sans entendre un mot de français, et j'avoue que j'évite les touristes français, nous sommes si différents. Ils ne pourraient pas comprendre ma démarche pour la plupart, car ils sont en vacances, je suis en partance.

    Visiter et comprendre le monde ce n'est pas seulement un dépaysement ou une simple découverte, pour moi. C'est un pèlerinage dans le monde réel. C'est La Mecque de l'être humain.

    Le plaisir immense que je ressens est difficile à expliquer. C'est une chaleur intérieure qui s'amplifie lentement. Rien d'excitant, au sens épidermique du terme, quelque chose de profond, qui se construit peu à peu. J'ai trouvé ma place, et je sais qui je suis. Ma place est en suspension dans l'univers qui m'entoure. Je suis un être humain.Mon identité importe peu, elle est utile pour le quotidien et surtout pour les autres, c'est un signe de reconnaissance.

    J'ai plongé dans quelque chose que les gens recherchent dans la drogue ou l'alcool, moi je n'ai pas besoin de ça, mon esprit est grand ouvert, mon coeur aussi, ma sécurité c'est cette assurance que j'affiche ouvertement.

    Il est intéressant de voir comment les gens me regardent. La plupart me sourient, quelques uns m'ignorent. J'ai un look original avec mon jean, mon teeshirt ou ma grosse veste,et mon chapeau. Je suis sans âge, sans sexe, sans nationalité, et ça me plaît.

    par Patricia - tags : voyage, route, USA
  • "L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai!"

    Le 11/05/2009 à 09:00

     

    Les Etats Unis, pour moi, c'est l'Amérique qu'a chanté Jo Dassin. Ce n'est pas cette chanson qui m'a donné envie de venir ici, mais tout un ensemble de choses que j'ai vu à la télé, dans des films, ou lu dans mes livres, De William Faulkner, à Paul Auster en passant par Samuel Beckett , et bien d'autres encore. Mais Ces quelques mots de cette chanson traduisent bien ce que je ressens de l'Amérique.

    C'est un endroit qui fait rêver certains et cauchemarder les autres.

    Je fais partie des premiers.

    Pour moi l'Amérique, c'est la liberté. Pas la Liberté au sens humaniste du terme, mais simplement dans son sens le plus simple : la liberté c'est avoir le choix. Après, ce qui découle de ce ou ces choix, c'est notre responsabilité individuelle, et nous devons en assumer les contraintes.

    Ici je sens que j'ai le choix, je peux décider ici et maintenant ce que sera ma vie.

    La Nouvelle Calédonie c'est une île qui fait rêver beaucoup de gens. J'y ai vécu de l'âge de 9 ans jusqu'à l'age de 50 ans. J'ai vécu ma vie de femme, de mère, et ma vie professionnelle, et j'y ai même tenté de créer mon entreprise. La vie a été ce qu'elle a été j'ai fait des choix plus ou moins bons. Je ne renie pas ce que j'y ai vécu, mais il y a une chose que j'ai à reprocher à la Nouvelle Calédonie : je ne m'y suis jamais sentie complètement chez moi : il y a toujours quelqu'un en Nouvelle Calédonie pour vous rappeler que vous n'êtes pas chez vous. Et chaque fois que je suis allée en France, je m'y suis sentie comme un poisson hors de son bocal. Je me suis toujours demandé où était ma place : pas vraiment « française », pas vraiment « calédonienne » et étrangère en pays Kanak.

    Je suis maintenant habituée à ne pas avoir de vrai port d'attache, mon pays c'est partout où je me sens bien. Et surtout là où je me sens libre.

    Donc les USA c'est parfait pour moi : je suis une étrangère qui se plaît dans ce pays, et les gens de ce pays sont presque tous issus de l'immigration, qu'elle soit éloignée dans le temps ou plus récente. L'américain moyen est curieux, et il a une forte propension à l'acceptation de l'autre, tant que cet autre respecte les règles du pays qui l'accueille.

    L'américain est fier de son pays, et de ses origines. Et il y a de quoi être fier.  Rien n'est vraiment facile ici, les gens doivent tout le temps se battre pour avoir la vie qu'ils veulent. Leur système social est très inégal. Alors quand il arrive à avoir quelquechose, c'est qu'il l'a mérité.

    La seule vraie contrainte c'est l'argent, il faut pouvoir vivre ici. Si j'en avais la possibilité je m'installerais carrément ici. Mais avant de prendre une telle décision j'ai encore beaucoup à voir, à apprendre, à comprendre.

    Tout n'est pas idéal, et beaucoup de choses me choquent, c'est un pays qui a beaucoup à faire en matière de respect de l'environnement, et de diminution de la pollution. La consommation est outrancière, la course à l'argent  est omniprésente, Mais c'est un endroit où tout est fait pour que l'on se sente bien. Et les gens ont une  spiritualité développée. Les enfants sont élevés dans le respect des autres et des valeurs fondamentales de la personne humaine. Il y a une prise en compte permanente de la personne humaine, les gens vous écoutent patiemment et tentent toujours de vous aider.

    La plupart des gens ont un self control naturel. Cela peut parfois paraîte agaçant aux latins que nous sommes, mais cela permet d'avoir une communication plus directe et complète, car dépourvue d'épanchements émotionnels perturbants. Cela peut paraîte froid, mais c'est vraiment reposant, et efficace pour régler des situations parfois délicates. Par contre, ils sont très démonstratifs, dans leurs relations familiales et entre amis. Ils s'enlacent et montrent leur affection de façon spontannée.

    Dans la plupart des groupes où je suis allée lors de visites organisées, j'ai pu constater que l'humour est omniprésent. Les américains s'amusent facilement de tout,il n'y a pas un commentaire qui ne soit émaillé d'une anecdote humoristique. Plaisir et loisir riment avec rire, même lors de visites de site historiques, il y aura forcément à un moment ou un autre "la petite histoire qui tue".

    Enfin l'ambiance reste décontractée, en pleine crise financière, les américains se serrent les coudes, et remontent les manches pour faire face, dignement.

     

     

    par Patricia - tags : USA ; voyage
  • Merci

    Le 02/04/2009 à 00:57

    Merci à tous et à chacun, pour les messages d'encouragement, ne perdez pas le fil de Meetage car le meilleur est encore à venir, je dédie cette photo à Frédéric Sansonetti, avec qui j'ai fait un bout de chemin, il y a 30 ans "Tu vois, je l'ai fait !"

    par Patricia - tags : Truck, USA, Voyage
  • C'est le pied !

    Le 31/03/2009 à 07:57

    Aujourd'hui j'ai pris mon pied ! Et il fallait que je le dise haut et fort ! A 51 ans j'ai réalisé un rêve de mon adolescence, et j'ai revécu mes 20 ans. Je vous intrigue ... Tant mieux ! Je crois que tout au fond de moi je suis vraiment une espèce de nomade américaine jusqu'aux doigts de pieds ! Je vous raconte, même si cela reviendra un peu dans mon carnet de route de l'agenda, car cet article revêt aussi le caractère philosophique des textes du blog.

    J'ai roulé depuis ce matin de Las Vegas à Brythe, ma destination est Phoenix, mais j'ai préféré m'arrêter un peu avant car entrer de nuit dans une grande ville américaine, avec mon sens particulier de l'orientation, ça craint !

    "Mais alors où il est ce fameux pied !" me direz-vous...

    Et bien en fait j'adore depuis toujours les gros trucks américains (les camions), et je rêve depuis toujours de traverser un désert, et j'avais grand faim de routes inteminables, pas d'auroroutes, mais de routes à deux voies, bien humaines parce qu'on se suit et qu'on se double et qu'on se salue aussi par un coup de Klaxon, pour se dire bonjour ou merci. Et je suis émerveillée par les horizons qui se perdent dans le ciel, tant la route est longue et plate !

    Et bien cet après midi j'ai eu tout ça en même temps ! Les trucks magnifiques, énormes et rutilants, parfois 5 ou 6 qui se suivaient, plus beaux les uns que les autres, de toutes les couleurs et tous les styles, avec des chauffeurs qui se faisaient des signes de la main au passage, et c'est ça pour moi la route.

    Il faut savoir que quand j'19 ans j'étais mariée à un jeune rebelle comme moi et le mur de notre chambre était tapissé de grands posters de trucks américains, c'était notre passion commune.

    De plus j'ai traversé le désert du Mojave, et je me suis arrêtée plusieurs fois pour écouter le silence, pour marcher sur la terre sèche et sablonneuse, au milieu des arbustes épineux, qui survivent sur un sol rocailleux.

    Et cette route 95 borde le désert, c'est une route à deux voies interminable et magique.

    Comme quoi dans la vie, tout vient pour qui sait attendre. Cet après midi j'étais si heureuse, j'étais à ma place, dans un lieu qui réunissait toutes mes envies.

    Et c'est pour ça que même si la location d'une voiture revient cher sur le long terme, cela vaut vraiment la peine. C'est la liberté, et toute forme de liberté a un prix, et pour moi le bonheur n'a pas de prix. On a ce qu'on mérite, en fonction des risques que l'on accepte, ou pas, de prendre.

    Cet après midi j'ai réalisé un rêve que j'avais depuis l'âge de 20 ans.

     

     

    par Patricia - tags : voyage, route, USA
  • USA !

    Le 23/03/2009 à 04:19

    Pour toutes les personnes qui veulent suivre mes périgrinations aux USA, je vous invite àcliquer sur "Agenda" car j' y entre les évènements du voyage et tout ce qui accompagne ces évènements, les photos sont principalement rentrées dans l'album, sous "voyage" suivi du nom de la ville concernée.

    Cliquer sur la destination de votre choix dans le "journal de bord"  en haut du menu vertical de droite

    Tant que vous êtes là autant vous dire que ce que l'on m'avait dit est vrai, les américains, en tout cas les californiens sont des gens formidables : gentils, serviables et accueillants ! Du vrai accueil, avec un bonjour, un grand sourire et "how are you to day ", et même parfois dans la rue un"Hi! beautyful girl", ça fait toujours plaisir ! Même si on sait que c'est plus formel qu'autre chose. Tous les jours , le matin, dans le hall de l'hôtel ou à la cafétéria, vous êtes accueilli avec un large sourire et un mot gentil.

    Parlons du pourboire, eh bien trois fois on a refusé le pourboire, donné avec coeur, car ils sont si sympas, mais une façon de dire, c'est pas la peine, non merci ! d'autres l'acceptent quelque soit le montant, avec force remerciements.

    Je ne sais pas si cela sera partout ainsi, mais en tout  cas bravo LA pour le professionnalisme et la gentillesse.

     

  • Le chemin de vie

    Le 09/03/2009 à 02:28

    Quand l'inspiration est là, il faut tout prendre, et tout de suite, sans attendre

    Ma vie désormais sera comme un navire que j'essaie de diriger sur l'impétuosité des flots de la vie. La seule chose dont je sois maintenant sûre c'est que je ne partirai plus que pour des voyages à court terme, le grand périple au long cours est terminé. Il a donné ce qu'il a pu et fait ce que je suis. Les compagnons de voyage ont été ce que j'en ai fait. J'ai vécu les conséquences de mes actes et j'ai grandi  de mes erreurs. Il me reste peu de certitudes, une seule pourtant me taraude : aime-les comme tu voudrais qu'ils t'aiment : profondément, tels qu'ils sont et sans rien attendre en retour.

    J'ai encore des vestiges de colère, contre tout ce qui fait que le monde va vraiment de travers, car nous en sommes responsables : notre bêtise, notre suffisance, notre intelligence meurtrière. Non cela n'est pas contradictoire,  les avertis comprendront.

    Je pars et j'espère tout au fond de moi ne jamais revenir, j'espère secrètement trouver la paix et le recueillement. Je n'ai plus envie de sortir de moi, mais j'aimerais tant que les autres y entrent, dans ce palais somptueux que j'ai construit. Dans ce monde où tout est juste, bon et doux.

    Dans cet univers paisible, où la parole est souvent inutile car l'essentiel est dans l'écoute du monde.

    Dans ce monde hors la matière mais où les esprits se caressent.

    Dans ce monde où le mot générosité est un gros mot, car c'est un état naturel permanent et évident. Je pars pour un voyage extérieur vécu  de l'intérieur et j'espère que les contraintes humaines me permettront de rester souvent  hors du temps.

    Car c'est en étant détaché du monde et sans lien qui le retienne par l'affectif, que l'esprit donne le meilleur de lui-même.

    Et l'amour et les autres, me direz vous ...et je répondrai :  « que chacun suive son chemin » il y aura à un moment ou un autre un pont, le point de jonction où le contact se fera.

    J'aime la vie, j'aime mes enfants, j'aime ma famille, j'aime mes amis.  Dans mon état actuel mental et moral, je dois aller plus loin et continuer ma route.

    Pourquoi quelqu'un part un jour en laissant tout derrière lui ? Maintenant je le sais, parce que c'est une nécessité pour l'accomplissement de l'être.

    Nous sommes seuls, de la naissance à la mort, et même après. Plus tôt nous le comprenons et moins nous souffrons dans cette existence humaine et matérielle. Parfois sur notre chemin nous devons nous unir à d'autres pour réaliser une chose impossible à faire seul. Il faut le faire car sans ce partage temporaire, nous ne pourrons pas prendre conscience de notre liberté naturelle.

    C'est grâce à la confrontation à la difficulté d'être ensemble que nous réalisons notre unité personnelle.

    Plus je suis seule et plus je suis en phase avec le monde, et plus j'aime ce monde et tout ce qui le compose. Car pour mieux observer les choses il est préférable de s'en éloigner. Aimer ne veut pas dire être en accord avec ce monde, car pour aimer aucune condition n'est nécessaire, c'est un élan complètement spontané.

    Je n'écoute plus les paroles futiles, je n'entends plus les fracas médiatiques. Oui , c'est la crise, et alors ? Nous avons la solution, chacun de nous la porte en lui. Mais personne ne veut écouter ce que la Vie nous crie. Nous sommes à un moment de passage, nous vivons la transition vers autre chose et c'est difficile. Mais beaucoup ont oublié les vertus de l'effort, et de la difficulté.

    Il n'y a qu'une vérité : la réalité du monde est ce que chacun de nous en fait et nous sommes 6 milliards d'individus qui sont divisés, s'ignorent ou se déchirent, s'abusent et écoutent une poignée de gens  à qui chaque communauté a  donné le pouvoir de tous  nous leurrer.

    Peut-être qu'un jour un Humain parmi les humains décidera qu'il est temps que cela cesse.

    Non, ce n'est pas le discours irréfléchi d'une illuminée.  Je connais les tenants et les aboutissants historiques, politiques, économiques, sociaux. Rien n'est simple, rien n'est facile.

    Que faites-vous quand vous trouvez un fruit abîmé dans le frigo ? Vous le transformez dans un délicieux plat cuisiné ou bien  vous le jetez.  Le monde c'est pareil, soit on le change en mieux ou bien il disparaîtra. Et chacun de nous a sa part de travail à réaliser pour que nous y parvenions tous.

    Je suis un temple dans la tourmente,  que l'on ne peut plus atteindre parce que j'ai compris où est ma place. Dans une vie qui chemine vers le détachement de tout, mais en contact avec la réalité du Monde.

     

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  • Ajout d'amis E-monsite

    Le 23/01/2009 à 16:42

     Je trouve plus fréquemment dans mon site des demandes d' "amis" que je suis sensée valider. Je comprends la  démarche mais je reconnais que mon sens de l'amitié s'en trouve un peu perturbé. D'abord comment moi je fonctionne : quand je visite un site et que son contenu me plaît ou que je découvre une personnalité derrière le travail de l'image et du texte, je me sens attirée vers la personne qui a conçu le site. Je crois qu'il est important que les gens qui se ressemblent, s'assemblent et tentent de créer une communauté de gens qui aiment quelque chose car plus nous formeront des groupes qui dégagent des énergies positives, et qui dépassent les limites des pays, des ethnies, et autres caractéristiques qui peuvent s'avérer discriminatoires et plus nous joueront nos rôles d'êtres humains, faits pour cohabiter et se développer ensemble.

    Par contre je précise à tous ceux qui ont envie de me demander de les accepter comme amis "E-monsitien", qu'en ce qui me concerne je ne veux pas de pub à caractère commercial sur ce site, je ne veux pas gagner d'argent avec mon site. Ce site est destiné au partage, à la rencontre des gens, en toute amitié et sans condition d'ordre matériel. C'est une fenêtre sur le monde et sur mon monde. J'ai ce dont j'ai besoin dans la vie et mon bien le plus précieux se tient au coeur de moi. C'est ma liberté d'être, de dire et d'agir. J'ai l'immense privilège de pouvoir vivre correctement, je laisse donc ces pratiques à ceux qui en vivent.

    Si vous voulez que je prenne en considération votre demande, il serait gentil de me préciser pourquoi nous pourrions être des sites amis, ou simplement ce que vous avez apprécié dans mon site et qui vous fait adhérer ou pas à ma vision du monde.

    Ce soir j'ai dîné avec deux amies, nous avons passé un moment merveilleux, et ce sentiment de bonheur partagé est si précieux, que cela renforce en moi l'idée que nous devons choisir avec soin les gens avec qui nous avons des contacts, et quand nous sommes en phase avec quelqu'un, il est important d'approfondir nos relations.

    Ce n'est pas parce que nous sommes sur internet et que nous ne nous connaissons pas dans le monde réel que la relation que nous tissons avec les autres est factice. Certaines relations dans notre vie réelle sont souvent superficielles, sans grand intérêt,et pourtant elles existent et ont même parfois une raison d'être. Chacun cherche, à travers sa démarche, à se valoriser, à valoriser on travail, son oeuvre. En ce qui me concerne j'essaie de me valoriser à travers le sens de l'autre, l'échange, le partage.

    La seule différence entre les individus dans cette recherche, c'est le moyen et le lieu de la rencontre. Car nous finissons tous à un moment ou un autre par réaliser notre objectif.

    Soyons donc amis, pour les bonnes raisons, celles qui nous motivent.

     

  • Existons !

    Le 18/01/2009 à 02:25

    Je n'ai pas la science infuse, je doute, beaucoup et souvent. Mais le peu que je sais, et que je maîtrise, je l'affirme sans détour. Souvent vous pourriez être tentés de croire ou d'imaginer que je suis parfois un peu "gonflée". Ma réflexion peut aussi paraîte de temps en temps unilatérale. Il n'est pas chez moi de faux semblant ou d'hypocrite modestie. Il est temps pour moi d'être et d'affirmer, de prendre position ou de refuser de prendre position. Parce qu'à trop vouloir ménager le monde, à craindre le "qu'en dira-t-on" nous laissons le champ libre aux gens sans scrupules qui manipulent la société.

    La société humaine doit être vivante, elle doit se manifester en tout. Et chaque individu doit revendiquer sa place dans la société, au milieu des autres. Tout individu doit être Soi, rien que Soi mais tout Soi.

     

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lumiere Floraterre, fleurs sauvages et botanique de montagne