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  • Désepérance, ou Epérance?

     

    Les  événements qui se déroulent en France en ce mois de juillet 2015, tout comme, depuis déjà quelque temps, la montée d'un grand sentiment d'abandon de la jeunesse ici en Nouvelle Calédonie, me poussent à nouveau à prendre position.

    Oui les temps que nous vivons sont particulièrement alarmants. La mondialisation gagne du terrain et les hommes et femmes sont de plus en plus dépassés par leur quotidien. Tant et si bien qu'ils ne voient pas qu'ils s'enfoncent chaque jour un peu plus dans une forme de standardisation, de déni, ils s'adaptent à des conditions de vie infernales, comme nous savons tous si bien le faire.

    La facultė  d'adaptation de l'être humain est une marque de son intelligence. Oui mais là, il ne s'agit plus de promouvoir l'effort d'adaptation du cerveau à une situation nouvelle, mais plutot d'habituer le cerveau à subir une norme. Cette norme étant de se satisfaire de ce qu'on lui propose. Et elle est imposée par des grandes marques publicitaires, devantures de puissants lobbies commerciaux internationaux.

    L'omniprésence des mėdia dans notre vie, cette perpétuelle agression des images, prive notre esprit de temps et d'espace de reflexion. L'incitation à vivre dans le bruit, à écouter des musiques de plus en plus agressives, qui battent les tympans, à monter le volume pour se couper du monde, cette pollution bruyante prive notre esprit de la quiétude et de la disponiblité pour écouter notre musique intérieure.

    L'afflux incessant d'informations de toutes sortes, disparates et mélangėes, sans ordre d'importance ou de priorité, nous empêche de faire des sélections, des classements, des analyses, des rapprochements....Nous habituant à la confusion...

    La diffusion d'émissions addictives voyeuristes, où la bêtise rivalise avec la violence et des comportements irrationnels, pour nous sidérer, nous choquer, nous rendre émotionnellement réactifs, pour mieux nous manipuler, ...nous prive de notre bon sens, de notre raison et même du simple sens commun qui devrait diriger nos vies.

    Le monde est tentation, la jeunesse veut avoir le produit dernier cri, être toujours à la pointe de la technologie. Tout est fait pour flatter l'égo, "être le premier"... Oui il y a longtemps on voulait être le premier de la classe, le premier à arriver en tête dans les compétitions sportives, être le premier à réussir dans le vie. Aujourd'hui on veut être le premier à acheter le nouveau smartphone, le nouvel écran de la dernière technologie en vogue. Ils sont nombreux dans ce cas et se livrent à une vraie competition d'acquisition commerciale. Comme si leur vie, leur dignité en dépendait.

    Donc dans ce monde, cette matrice de besoins matériels insatiables, l'esprit, la réflexion, la créativité n'ont plus leur place. Les gens ne se voient plus, ils voient la voiture dans laquelle l'autre est assis. Les gens sont déconnectés des autres et donc par voie de conséquence, d'eux mêmes.

    Mais autour de la société humaine, il existe une organisation, bien structurée,  qui mène cette masse d'individus sous contrôle, vers un destin qu'ils maìtrisent et dont ils sont les seuls à avoir la clé.

    Ces gens ménent le monde dont il tirent les ficelles, pour leur intérêt privé. Ils ont corrompu les gouvernants, ils possèdent les organes médiatiques et les banques, donc le pouvoir de savoir et le pouvoir de posséder.  Ils ont créé de toute pièce les  dettes publiques des États dans lequelles les pays s'enferrent et donc appauvrissent leurs populations,... et donc ils dirigent le monde.

    Pourtant il y a un moyen de lutter contre cette emprise, il est très simple. Il suffit de rendre leurs cerveaux aux gens. Il suffit de réveiller les consciences, de sortir les gens de la torpeur consumériste. Il faut réapprendre à regarder le monde, rėveiller l'esprit humain qui est toujours présent, mais seulement endormi.

     

     

  • Me revoilà

    Me revoilà  après une longue absence. Beaucoup de changements, de nouvelles expériences de vie, mais je reste la même dans mon cœur et dans mon âme.

    Il me faut renouer avec la technique du site. Mais j'ai de nouveaux textes en construction dans ma tête. Je suis plus que jamais passionnée par la vie, par les autres, par la Nature. Je me sens plus que jamais investie dans un certain "devenir".

    Je sors de ma bulle.

  • Transition sédentaire

    Cela fait quelques temps maintenant que j'expérimente ma vie de résidente sédentaire et surtout que je ne vais plus faire de grandes balades, c'était bon pour mon coeur mais pas pour ma peau, je suis une rouquine et 42 ans dans le Pacifique ça ne pardonne pas, il me faut à présent  être prudente. Pourtant je ne renonce pas à ma vie de nomade, sous des soleils moins virulents.

    Rester ainsi chez moi m'a fait renouer avec deux autres passions, la réflexion, une forme de méditation sans connotation religieuse, j'écoute le monde , je l'observe et j'essaie d'en dégager une forme de pensée philosophique, et la couture, soit à partir de patrons pour des modèles courants ou "tendance" soit par la création de modèles issus de mon imagination.

    J'ai aussi renoué pendant quelques temps avec la famille, et il s'est passé ce qui doit être : j'ai éclairci les rangs de mes fréquentations familiales, pour garder un noyau privilégié.

    Tout ce que j'ai appris jusqu'à présent c'est de savoir m'entourer, sans me laisser déborder. J'ai aussi renoué avec la "vertu silencieuse". Mes journées s'écoulent lentement, dans la douceur et le calme, ponctuées par des émissions d'informations télévisées qui me permettent de suivre l'actualité mondiale, et des séries, documentaires d'investigation ou des films qui satisfont mon voyeurisme social, et donnent aussi du grain à moudre  ma réflexion sur le monde.

    J'ai la chance de ne pas avoir  aller chercher de quoi vivre tous les jours car j'ai mon autonomie financière, et donc j'essaie d'utiliser mon tems de la façon la plus utile à mon sens, en créant de la réflexion, et en faisant réfléchir les autres.Car c'est ce qui manque le plus dans le monde actuellement des gens qui arrêtent de courir et qui tentent de trouver d'autres chemins, d'autres pistes pour sortir du marasme social infernal dans lequel l'humanité s'enfonce sciemment.

    Pour cela j'ai créé une rubrique intitulée "Le jardin philosophique" où je regroupe des analyses, des réflexions, simplement humaines, ce ne sont pas des expertises économiques, politiques ou sociales, seulement des fruits de ma réflexion, qui ont pour but de vous inviter à réagir, et à voir la vie , le monde, autrement que ce que l'on nous demande d'y voir.

    Mes voyages n'en sont pas pour autant terminés, je prépare une nouvelle expédition à travers les capitales européennes, un voyage qui devrait durer entre 4 et 6 mois, et dont les dates ne sont pas encores arrêtées.

     

     

  • Vérité ou mensonge ?

    Avant de dire exactement ce qui pour moi est vérité ou mensonge, voici un petit apparté sur les incidents de la Nouvelle Calédonie.

    Le départ de feu de ce qui s'est produit, c'est une vulgaire histoire de quelqu'un qui a vu une chose qu'il n'aurait pas dû répéter,  comme cela a souvent cours ici ou ailleurs. Puis cela a été l'engagement d'un syndicat derrière un employé qui a payé son indiscrétion, avec en arrière plan un règlement de comptes entre forces en présence de la même aubédience politique, et cela s'est transformé en conflit politique avec fond de racisme, dont une poignée d'extrémistes a tenté de tirer parti, pour généraliser ce conflit.

    Mais au moins 25000 personnes ont manifesté pour dire qu'il n'ont pas été dupes, et les gens qui vivent chez nous veulent seulement travailler, circuler et vivre en paix.

    Comme quoi avec une brindille bien allumée et le bon vent qui souffle dessus on provoque un bel incendie.

    La vérité derrière tout ça seuls les intéressés la connaissent vraiment. Et je ne me riquerais pas plus avant, car j'ai dit les grandes lignes de tout ce que j'en sais.

    Alors voilà bien le terrain miné de la subjectivité, des passions incontrôlées, de l'ambition et de l'amour du pouvoir qui conduisent à l'affrontement et à la violence.

    Celui qui détient le pouvoir c'est celui qui sait. Et celui qui a envie d'avoir le pouvoir va faire croire à tout le monde qu'il sait. Et pour cela, il va soit travestir la réalité des faits ou bien simplement inventer des faits qui, répercutés par le nombre, deviendront une forme de réalité reconnue par tous.

    Qui n'a pas une fois dans sa vie inventé un tout petit truc, pour diverses raisons, auquel il s'est mis à croire à force de l'entendre revenir à lui comme une réalité ? Ce tout petit  truc peut être un mot, un acte, ou un sentiment, auquel on donne vie et auquel on veut croire, et qui à force créée sa propre réalité.

    Cela est pourtant un mensonge, au départ et le reste à l'arrivée car il y a au fond de chacun de nous une présence qui sait, qui parfois nous laisse oublier les choses pour un temps et qui un jour se rappelle à notre souvenir, vient nous hanter, jusqu'à ce ce que nous faisions sortir la vérité.

    Donc la réalité, et la vérité sont deux choses bien différentes. La réalité est ce qui est réel, ce qui existe et la vérité est ce qui est vrai, initial et non corrompu.

    Chacun peut vivre dans sa propre réalité, mais il n'existe qu'une seule vérité.

    Quid du mensonge ?

    Mentir c'est exprimer une chose qui n'est pas vraie. Mais est-ce que l'on ment quand on énonce une réalité qui est issue d'un mensonge devenu la réalité ?

    Quand on énonce une réalité, on dit la vérité, car on dit ce qui est et non pas comment cela a été. La réalité a un contenu temporel : ce qui existe,est réel, présent, et donc vrai.

    Et c'est là que réside toute la complexité de l'esprit humain qui confond la réalité d'aujourd'hui bâtie sur le mensonge d'hier, et le mensonge, qui est et vit ailleurs, dans un autre temps et qui a créé sa propre réalité.

    Alors que faisons nous de ce mensonge ? Doit-on rendre le pourvoyeur initial de ce mensonge responsable de cette réalité que chacun de nous a transporté, répercuté, et validé ?

    C'est à chacun d'entre nous à répondre à cette question car comme tout ce qui fait ce que nous sommes, nous avons chacun sur nos têtes la responsabilité de nos actes, et de nos paroles.

    Et si nous ne voulons pas avoir un jour à se poser cette question, il y a une règle à respecter et appliquer : Je ne dis que ce que je sais, parce que je peux démontrer que ce que je dis est la vérité.

    Et là le mensonge devient une fantaisie de l'esprit qui n'engage plus que celui qui l'exprime. Il perd de sa force, il perd de son intérêt et disparaît peu à peu de nos vies.

  • Voyage, voyage...

    En ce qui me concerne, le voyage c'est quand plus rien ne vous retient là où vous êtes.

    Qu'est-ce qui vous retient dans un endroit pendant une période donnée ? Vos obligations. Le devoir de faire sa vie, de se nourrir, de se loger, de créer des liens, de fonder une famille. J'ai fait tout cela, et je ne sens plus d'obligations dans ma vie. Je suis un électron libre, dans un monde où tout semble lié. je ne sais pas pourquoi, le seul lien que je sente en moi est immatériel : mon lien avec  la famille, les amis, Dieu.

    Je ne sais pas pourquoi c'est ainsi, je ne peux pas expliquer ce besoin impératif d'indépendance. C'est vital, je sens que je vis quand je suis libre de toute contrainte.

    Et l'amour dans tout ça ? L'amour a pour moi un sens universel, je milite pour l'amour inconditionnel. Pourquoi réserver cette plus belle part de vous-même à une ou quelques personnes quand il y a tant à aimer dans ce Monde et sur cette Terre. J'ai du mal à choisir et à m'arrêter à quelques personnes.

    Ma famille est en moi, je la porte dans ce que je suis. Mes amis sont dans mon coeur, et c'est là qu'ils vivent.

    Je rencontre des gens, des êtres remplis de vie, avec leurs difficultés, Monty le taximan a des problèmes de santé, il a eu une existence difficile, et très peu d'amour maternel, il s'est découvert une autre famille après une expérience terrible, il a été charpentier, et maintenant il adore conduire un taxi car il rencontre ainsi des gens du monde entier. Pat taxiwoman est seule, elle a du mal à marcher, elle ne sait pas comment elle va vieillir, car la vie est dure pour les gens qui sont pauvres aux USA, et elle rêve de voyager, et de vivre comme moi, mais elle a sa congrégation, et elle y est heureuse avec ces gens. Rory est guide sur un jetboat, il a une belle vie, il est dans un pays magnifique qu'il adore.

     

     

     

     

     

    Max Cross et Tristan Hace sont deux jeunes gens, ils ont dix neuf et vingt ans, ils voyagent en faisant du pouce et dorment où ils peuvent. L'un sans parents, l'autre d'une mère alcoolique, ils se sont trouvés sur la route et se tiennent mutuellement chaud, moralement et physiquement. Ces sont deux bons petits gars, ils n'ont rien que leur maigre paquetage et leurs skates boards, mais ils ont toujours un sourire et un bonjour pour vous.

     

    Et ici j'ai rencontré le prêcheur, je ne sais pas son nom, j'ai oublié de le lui demander. Il a vécu avec femme et enfants, et puis un jour il a tout laissé, il a entendu un appel. Et il voyage sur son vieux vélo, avec toute sa vie dessus, avec ses deux vieilles bibles couvertes des témoignages de tous ceux qu'il a rencontrés, qu'il a aidés, et pour qui il a prié. Nous avons parlé de la vie, du monde et de Dieu pendant une heure.

    Voilà, c'est ça le voyage. Et c'est pour ça que je suis sur la route. Le monde est si beau à voir, et il y a tant de gens à rencontrer, à découvrir. Quand je vois tout ce qui m'entoure, je ne peux que remercier le ciel, pour la chance que j'ai d'être là et de faire ce que je fais en toute sécurité.

    Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas comprendre le plaisir que j'ai à vivre ainsi. Tous ceux qui rêvent de construire un univers sécurisant : une maison, un travail, une famille et un endroit où vivre. J'ai seulement besoin d'un moyen de transport, d'un abri avec de quoi m'assurer une bonne hygiène, et de quoi me restaurer. Je vais de plus en plus me dépouiller, je vais me séparer des choses inutiles et conserver l'essentiel. Il faut que j'aille plus loin, dans cette expérience de vie. J'ai besoin de l'indispensable, c'est l'authenticité de l'être.

    Ma mémoire me fait souvent défaut, mais ce voyage fait travailler mon cerveau, et c'est bénéfique pour ma mémoire.

    Je passe des jours et des jours sans entendre un mot de français, et j'avoue que j'évite les touristes français, nous sommes si différents. Ils ne pourraient pas comprendre ma démarche pour la plupart, car ils sont en vacances, je suis en partance.

    Visiter et comprendre le monde ce n'est pas seulement un dépaysement ou une simple découverte, pour moi. C'est un pèlerinage dans le monde réel. C'est La Mecque de l'être humain.

    Le plaisir immense que je ressens est difficile à expliquer. C'est une chaleur intérieure qui s'amplifie lentement. Rien d'excitant, au sens épidermique du terme, quelque chose de profond, qui se construit peu à peu. J'ai trouvé ma place, et je sais qui je suis. Ma place est en suspension dans l'univers qui m'entoure. Je suis un être humain.Mon identité importe peu, elle est utile pour le quotidien et surtout pour les autres, c'est un signe de reconnaissance.

    J'ai plongé dans quelque chose que les gens recherchent dans la drogue ou l'alcool, moi je n'ai pas besoin de ça, mon esprit est grand ouvert, mon coeur aussi, ma sécurité c'est cette assurance que j'affiche ouvertement.

    Il est intéressant de voir comment les gens me regardent. La plupart me sourient, quelques uns m'ignorent. J'ai un look original avec mon jean, mon teeshirt ou ma grosse veste,et mon chapeau. Je suis sans âge, sans sexe, sans nationalité, et ça me plaît.

  • "L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai!"

     

    Les Etats Unis, pour moi, c'est l'Amérique qu'a chanté Jo Dassin. Ce n'est pas cette chanson qui m'a donné envie de venir ici, mais tout un ensemble de choses que j'ai vu à la télé, dans des films, ou lu dans mes livres, De William Faulkner, à Paul Auster en passant par Samuel Beckett , et bien d'autres encore. Mais Ces quelques mots de cette chanson traduisent bien ce que je ressens de l'Amérique.

    C'est un endroit qui fait rêver certains et cauchemarder les autres.

    Je fais partie des premiers.

    Pour moi l'Amérique, c'est la liberté. Pas la Liberté au sens humaniste du terme, mais simplement dans son sens le plus simple : la liberté c'est avoir le choix. Après, ce qui découle de ce ou ces choix, c'est notre responsabilité individuelle, et nous devons en assumer les contraintes.

    Ici je sens que j'ai le choix, je peux décider ici et maintenant ce que sera ma vie.

    La Nouvelle Calédonie c'est une île qui fait rêver beaucoup de gens. J'y ai vécu de l'âge de 9 ans jusqu'à l'age de 50 ans. J'ai vécu ma vie de femme, de mère, et ma vie professionnelle, et j'y ai même tenté de créer mon entreprise. La vie a été ce qu'elle a été j'ai fait des choix plus ou moins bons. Je ne renie pas ce que j'y ai vécu, mais il y a une chose que j'ai à reprocher à la Nouvelle Calédonie : je ne m'y suis jamais sentie complètement chez moi : il y a toujours quelqu'un en Nouvelle Calédonie pour vous rappeler que vous n'êtes pas chez vous. Et chaque fois que je suis allée en France, je m'y suis sentie comme un poisson hors de son bocal. Je me suis toujours demandé où était ma place : pas vraiment « française », pas vraiment « calédonienne » et étrangère en pays Kanak.

    Je suis maintenant habituée à ne pas avoir de vrai port d'attache, mon pays c'est partout où je me sens bien. Et surtout là où je me sens libre.

    Donc les USA c'est parfait pour moi : je suis une étrangère qui se plaît dans ce pays, et les gens de ce pays sont presque tous issus de l'immigration, qu'elle soit éloignée dans le temps ou plus récente. L'américain moyen est curieux, et il a une forte propension à l'acceptation de l'autre, tant que cet autre respecte les règles du pays qui l'accueille.

    L'américain est fier de son pays, et de ses origines. Et il y a de quoi être fier.  Rien n'est vraiment facile ici, les gens doivent tout le temps se battre pour avoir la vie qu'ils veulent. Leur système social est très inégal. Alors quand il arrive à avoir quelquechose, c'est qu'il l'a mérité.

    La seule vraie contrainte c'est l'argent, il faut pouvoir vivre ici. Si j'en avais la possibilité je m'installerais carrément ici. Mais avant de prendre une telle décision j'ai encore beaucoup à voir, à apprendre, à comprendre.

    Tout n'est pas idéal, et beaucoup de choses me choquent, c'est un pays qui a beaucoup à faire en matière de respect de l'environnement, et de diminution de la pollution. La consommation est outrancière, la course à l'argent  est omniprésente, Mais c'est un endroit où tout est fait pour que l'on se sente bien. Et les gens ont une  spiritualité développée. Les enfants sont élevés dans le respect des autres et des valeurs fondamentales de la personne humaine. Il y a une prise en compte permanente de la personne humaine, les gens vous écoutent patiemment et tentent toujours de vous aider.

    La plupart des gens ont un self control naturel. Cela peut parfois paraîte agaçant aux latins que nous sommes, mais cela permet d'avoir une communication plus directe et complète, car dépourvue d'épanchements émotionnels perturbants. Cela peut paraîte froid, mais c'est vraiment reposant, et efficace pour régler des situations parfois délicates. Par contre, ils sont très démonstratifs, dans leurs relations familiales et entre amis. Ils s'enlacent et montrent leur affection de façon spontannée.

    Dans la plupart des groupes où je suis allée lors de visites organisées, j'ai pu constater que l'humour est omniprésent. Les américains s'amusent facilement de tout,il n'y a pas un commentaire qui ne soit émaillé d'une anecdote humoristique. Plaisir et loisir riment avec rire, même lors de visites de site historiques, il y aura forcément à un moment ou un autre "la petite histoire qui tue".

    Enfin l'ambiance reste décontractée, en pleine crise financière, les américains se serrent les coudes, et remontent les manches pour faire face, dignement.

     

     

  • Merci

    Merci à tous et à chacun, pour les messages d'encouragement, ne perdez pas le fil de Meetage car le meilleur est encore à venir, je dédie cette photo à Frédéric Sansonetti, avec qui j'ai fait un bout de chemin, il y a 30 ans "Tu vois, je l'ai fait !"

  • C'est le pied !

    Aujourd'hui j'ai pris mon pied ! Et il fallait que je le dise haut et fort ! A 51 ans j'ai réalisé un rêve de mon adolescence, et j'ai revécu mes 20 ans. Je vous intrigue ... Tant mieux ! Je crois que tout au fond de moi je suis vraiment une espèce de nomade américaine jusqu'aux doigts de pieds ! Je vous raconte, même si cela reviendra un peu dans mon carnet de route de l'agenda, car cet article revêt aussi le caractère philosophique des textes du blog.

    J'ai roulé depuis ce matin de Las Vegas à Brythe, ma destination est Phoenix, mais j'ai préféré m'arrêter un peu avant car entrer de nuit dans une grande ville américaine, avec mon sens particulier de l'orientation, ça craint !

    "Mais alors où il est ce fameux pied !" me direz-vous...

    Et bien en fait j'adore depuis toujours les gros trucks américains (les camions), et je rêve depuis toujours de traverser un désert, et j'avais grand faim de routes inteminables, pas d'auroroutes, mais de routes à deux voies, bien humaines parce qu'on se suit et qu'on se double et qu'on se salue aussi par un coup de Klaxon, pour se dire bonjour ou merci. Et je suis émerveillée par les horizons qui se perdent dans le ciel, tant la route est longue et plate !

    Et bien cet après midi j'ai eu tout ça en même temps ! Les trucks magnifiques, énormes et rutilants, parfois 5 ou 6 qui se suivaient, plus beaux les uns que les autres, de toutes les couleurs et tous les styles, avec des chauffeurs qui se faisaient des signes de la main au passage, et c'est ça pour moi la route.

    Il faut savoir que quand j'19 ans j'étais mariée à un jeune rebelle comme moi et le mur de notre chambre était tapissé de grands posters de trucks américains, c'était notre passion commune.

    De plus j'ai traversé le désert du Mojave, et je me suis arrêtée plusieurs fois pour écouter le silence, pour marcher sur la terre sèche et sablonneuse, au milieu des arbustes épineux, qui survivent sur un sol rocailleux.

    Et cette route 95 borde le désert, c'est une route à deux voies interminable et magique.

    Comme quoi dans la vie, tout vient pour qui sait attendre. Cet après midi j'étais si heureuse, j'étais à ma place, dans un lieu qui réunissait toutes mes envies.

    Et c'est pour ça que même si la location d'une voiture revient cher sur le long terme, cela vaut vraiment la peine. C'est la liberté, et toute forme de liberté a un prix, et pour moi le bonheur n'a pas de prix. On a ce qu'on mérite, en fonction des risques que l'on accepte, ou pas, de prendre.

    Cet après midi j'ai réalisé un rêve que j'avais depuis l'âge de 20 ans.

     

     

  • USA !

    Pour toutes les personnes qui veulent suivre mes périgrinations aux USA, je vous invite àcliquer sur "Agenda" car j' y entre les évènements du voyage et tout ce qui accompagne ces évènements, les photos sont principalement rentrées dans l'album, sous "voyage" suivi du nom de la ville concernée.

    Cliquer sur la destination de votre choix dans le "journal de bord"  en haut du menu vertical de droite

    Tant que vous êtes là autant vous dire que ce que l'on m'avait dit est vrai, les américains, en tout cas les californiens sont des gens formidables : gentils, serviables et accueillants ! Du vrai accueil, avec un bonjour, un grand sourire et "how are you to day ", et même parfois dans la rue un"Hi! beautyful girl", ça fait toujours plaisir ! Même si on sait que c'est plus formel qu'autre chose. Tous les jours , le matin, dans le hall de l'hôtel ou à la cafétéria, vous êtes accueilli avec un large sourire et un mot gentil.

    Parlons du pourboire, eh bien trois fois on a refusé le pourboire, donné avec coeur, car ils sont si sympas, mais une façon de dire, c'est pas la peine, non merci ! d'autres l'acceptent quelque soit le montant, avec force remerciements.

    Je ne sais pas si cela sera partout ainsi, mais en tout  cas bravo LA pour le professionnalisme et la gentillesse.

     

  • Le chemin de vie

    Quand l'inspiration est là, il faut tout prendre, et tout de suite, sans attendre

    Ma vie désormais sera comme un navire que j'essaie de diriger sur l'impétuosité des flots de la vie. La seule chose dont je sois maintenant sûre c'est que je ne partirai plus que pour des voyages à court terme, le grand périple au long cours est terminé. Il a donné ce qu'il a pu et fait ce que je suis. Les compagnons de voyage ont été ce que j'en ai fait. J'ai vécu les conséquences de mes actes et j'ai grandi  de mes erreurs. Il me reste peu de certitudes, une seule pourtant me taraude : aime-les comme tu voudrais qu'ils t'aiment : profondément, tels qu'ils sont et sans rien attendre en retour.

    J'ai encore des vestiges de colère, contre tout ce qui fait que le monde va vraiment de travers, car nous en sommes responsables : notre bêtise, notre suffisance, notre intelligence meurtrière. Non cela n'est pas contradictoire,  les avertis comprendront.

    Je pars et j'espère tout au fond de moi ne jamais revenir, j'espère secrètement trouver la paix et le recueillement. Je n'ai plus envie de sortir de moi, mais j'aimerais tant que les autres y entrent, dans ce palais somptueux que j'ai construit. Dans ce monde où tout est juste, bon et doux.

    Dans cet univers paisible, où la parole est souvent inutile car l'essentiel est dans l'écoute du monde.

    Dans ce monde hors la matière mais où les esprits se caressent.

    Dans ce monde où le mot générosité est un gros mot, car c'est un état naturel permanent et évident. Je pars pour un voyage extérieur vécu  de l'intérieur et j'espère que les contraintes humaines me permettront de rester souvent  hors du temps.

    Car c'est en étant détaché du monde et sans lien qui le retienne par l'affectif, que l'esprit donne le meilleur de lui-même.

    Et l'amour et les autres, me direz vous ...et je répondrai :  « que chacun suive son chemin » il y aura à un moment ou un autre un pont, le point de jonction où le contact se fera.

    J'aime la vie, j'aime mes enfants, j'aime ma famille, j'aime mes amis.  Dans mon état actuel mental et moral, je dois aller plus loin et continuer ma route.

    Pourquoi quelqu'un part un jour en laissant tout derrière lui ? Maintenant je le sais, parce que c'est une nécessité pour l'accomplissement de l'être.

    Nous sommes seuls, de la naissance à la mort, et même après. Plus tôt nous le comprenons et moins nous souffrons dans cette existence humaine et matérielle. Parfois sur notre chemin nous devons nous unir à d'autres pour réaliser une chose impossible à faire seul. Il faut le faire car sans ce partage temporaire, nous ne pourrons pas prendre conscience de notre liberté naturelle.

    C'est grâce à la confrontation à la difficulté d'être ensemble que nous réalisons notre unité personnelle.

    Plus je suis seule et plus je suis en phase avec le monde, et plus j'aime ce monde et tout ce qui le compose. Car pour mieux observer les choses il est préférable de s'en éloigner. Aimer ne veut pas dire être en accord avec ce monde, car pour aimer aucune condition n'est nécessaire, c'est un élan complètement spontané.

    Je n'écoute plus les paroles futiles, je n'entends plus les fracas médiatiques. Oui , c'est la crise, et alors ? Nous avons la solution, chacun de nous la porte en lui. Mais personne ne veut écouter ce que la Vie nous crie. Nous sommes à un moment de passage, nous vivons la transition vers autre chose et c'est difficile. Mais beaucoup ont oublié les vertus de l'effort, et de la difficulté.

    Il n'y a qu'une vérité : la réalité du monde est ce que chacun de nous en fait et nous sommes 6 milliards d'individus qui sont divisés, s'ignorent ou se déchirent, s'abusent et écoutent une poignée de gens  à qui chaque communauté a  donné le pouvoir de tous  nous leurrer.

    Peut-être qu'un jour un Humain parmi les humains décidera qu'il est temps que cela cesse.

    Non, ce n'est pas le discours irréfléchi d'une illuminée.  Je connais les tenants et les aboutissants historiques, politiques, économiques, sociaux. Rien n'est simple, rien n'est facile.

    Que faites-vous quand vous trouvez un fruit abîmé dans le frigo ? Vous le transformez dans un délicieux plat cuisiné ou bien  vous le jetez.  Le monde c'est pareil, soit on le change en mieux ou bien il disparaîtra. Et chacun de nous a sa part de travail à réaliser pour que nous y parvenions tous.

    Je suis un temple dans la tourmente,  que l'on ne peut plus atteindre parce que j'ai compris où est ma place. Dans une vie qui chemine vers le détachement de tout, mais en contact avec la réalité du Monde.

     

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  • Ajout d'amis E-monsite

     Je trouve plus fréquemment dans mon site des demandes d' "amis" que je suis sensée valider. Je comprends la  démarche mais je reconnais que mon sens de l'amitié s'en trouve un peu perturbé. D'abord comment moi je fonctionne : quand je visite un site et que son contenu me plaît ou que je découvre une personnalité derrière le travail de l'image et du texte, je me sens attirée vers la personne qui a conçu le site. Je crois qu'il est important que les gens qui se ressemblent, s'assemblent et tentent de créer une communauté de gens qui aiment quelque chose car plus nous formeront des groupes qui dégagent des énergies positives, et qui dépassent les limites des pays, des ethnies, et autres caractéristiques qui peuvent s'avérer discriminatoires et plus nous joueront nos rôles d'êtres humains, faits pour cohabiter et se développer ensemble.

    Par contre je précise à tous ceux qui ont envie de me demander de les accepter comme amis "E-monsitien", qu'en ce qui me concerne je ne veux pas de pub à caractère commercial sur ce site, je ne veux pas gagner d'argent avec mon site. Ce site est destiné au partage, à la rencontre des gens, en toute amitié et sans condition d'ordre matériel. C'est une fenêtre sur le monde et sur mon monde. J'ai ce dont j'ai besoin dans la vie et mon bien le plus précieux se tient au coeur de moi. C'est ma liberté d'être, de dire et d'agir. J'ai l'immense privilège de pouvoir vivre correctement, je laisse donc ces pratiques à ceux qui en vivent.

    Si vous voulez que je prenne en considération votre demande, il serait gentil de me préciser pourquoi nous pourrions être des sites amis, ou simplement ce que vous avez apprécié dans mon site et qui vous fait adhérer ou pas à ma vision du monde.

    Ce soir j'ai dîné avec deux amies, nous avons passé un moment merveilleux, et ce sentiment de bonheur partagé est si précieux, que cela renforce en moi l'idée que nous devons choisir avec soin les gens avec qui nous avons des contacts, et quand nous sommes en phase avec quelqu'un, il est important d'approfondir nos relations.

    Ce n'est pas parce que nous sommes sur internet et que nous ne nous connaissons pas dans le monde réel que la relation que nous tissons avec les autres est factice. Certaines relations dans notre vie réelle sont souvent superficielles, sans grand intérêt,et pourtant elles existent et ont même parfois une raison d'être. Chacun cherche, à travers sa démarche, à se valoriser, à valoriser on travail, son oeuvre. En ce qui me concerne j'essaie de me valoriser à travers le sens de l'autre, l'échange, le partage.

    La seule différence entre les individus dans cette recherche, c'est le moyen et le lieu de la rencontre. Car nous finissons tous à un moment ou un autre par réaliser notre objectif.

    Soyons donc amis, pour les bonnes raisons, celles qui nous motivent.

     

  • Existons !

    Je n'ai pas la science infuse, je doute, beaucoup et souvent. Mais le peu que je sais, et que je maîtrise, je l'affirme sans détour. Souvent vous pourriez être tentés de croire ou d'imaginer que je suis parfois un peu "gonflée". Ma réflexion peut aussi paraîte de temps en temps unilatérale. Il n'est pas chez moi de faux semblant ou d'hypocrite modestie. Il est temps pour moi d'être et d'affirmer, de prendre position ou de refuser de prendre position. Parce qu'à trop vouloir ménager le monde, à craindre le "qu'en dira-t-on" nous laissons le champ libre aux gens sans scrupules qui manipulent la société.

    La société humaine doit être vivante, elle doit se manifester en tout. Et chaque individu doit revendiquer sa place dans la société, au milieu des autres. Tout individu doit être Soi, rien que Soi mais tout Soi.

     

  • Pourquoi aller aux USA

    Pourquoi aller aux USA, pays tant controversé dans le monde, l'endroit que certains diabolisent et d'autres adulent? Pourquoi aller aux USA alors que je suis française et que je connais très peu mon pays d'origine ? Pourquoi aller vers les vies citadines, dangereuses, et besogneuses alors que je vis loin de tout et protégée par la distance avec les grandes métropoles ?

    Ma première réponse c'est : parce que je ne connais pas les USA et comme vous avez peut-être constaté je suis très méfiante des images et reportages faits par des gens qui sont orientés politiquement. Parce que je connais la tentation que nous avons tous à vouloir embellir la réalité pour que les autres envient notre propre condition. J'ai entendu beaucoup de critiques des Etats Unis mais je sais deux choses : le peuple d'un pays ne ressemble pas forcément à ses gouvernants, et  pour connaître la vérité il faut aller à la source.

    Je suis française de culture, et c'est vrai que la culture française est très riche et très belle. Mais je n'ai pas vécu en France suffisamment longtemps pour ressembler à un français qui y vit. Dans ma propre famille, certains ont fait une grande partie de leur vie en France et sont revenus: et pourtant la communication n'est pas facile, nous n'avons plus les mêmes repères, nous n'avons pas les mêmes références de vie. Que les français me pardonnent, je me sens beaucoup plus proche des Australiens et des Néo Zélandais que des français de France.Cela s'explique par certains aspects de nos vies qui se ressemblent : nous sommes assimilés à des colonisateurs, nous vivons à côté de peuples qui nous rappellent sans arrêt que nous vivons chez eux, nous sommes les "occupants", nous le savons et respectons et peut-être en aimons encore plus notre terre d'accueil. En Nouvelle Calédonie le spectre de l'indépendance flotte parmi nous en permanence, laquelle, comment, avec qui ? Nous ne le savons pas . Nous vivons en permanence dans le questionnement et l'incertitude. Ceux qui prétendront le contraire n'ont pas assez étudié la société calédonienne et les rebondissements de son histoire. Donc pour moi la découverte des USA est neutre et c'est un rêve.

    J'ajouterai autre chose. En m'incrivant sur Facebook, j'ai découvert des américains qui portent le même patronyme que moi, et j'ai envie de les rencontrer. Ce patronyme est peu commun et d'une orthographe redoutable, ce qui me conforte dans l'idée que nous avons peut-être loin dans le passé des racines communes.

    Et enfin quand on a vécu toute sa vie d'adulte sur une île de 400 Km de long sur 80 km de large, les grands espaces, les routes à l'infini vous font forcément rêver. Alors quoi de plus tentant que ce continent mythique à la nature grandiose !

     

     

     

  • Analyse du sondage

    Le premier sondage a mis en évidence en première attente des internautes, le partage, puis à égalité l'information, la culture et le divertissement.

    Même s'il y a eu peu de votes, cela correspond donc bien à l'orientation rédactionnelle du site. Je vais donc supprimer les truc et astuces et ajouter du contenu plus en relation avec le partage. Pour aller dans ce sens j'ai ouvert l'agenda qui fait office de journal de bord pour mon prochain voyage aux USA. Mais revenons au sondage car les USA font partie d'un autre article à venir.

    J'ai mis en ligne un nouveau sondage que je vous invite à consulter, afin de me guider dans la construction d'une fenêtre d'ouverture sur le monde à travers mon regard. Je serai ravie que mes visiteurs votent et donnent leurs avis et commentaires sur les rubriques car c'est par la critique constructive que l'on progresse.

    Concernant la Nouvelle Calédonie, je vous invite à rester très méfiants sur toutes les informations des chaînes de télévision et les reportages que vous voyez car comme toutes les enquêtes télévisées, les journalistes ou autres quidam qui diffusent leurs opinions par le biais de la télévision sont en quête de scoop,  de reconnaissance et ne connaissent absolument pas la réalité des choses. Je fais référence à une émission diffusée récemment qui invite les gens à venir s'installer en Nouvelle Calédonie. J'aime mon pays, mais c'est l'endroit où je vis depuis 41 ans. Soyez très prudents et informez vous bien, avant de vous laisser berner par le mirage aux alouettes. Je vous invite à consulter le journal local, Les Nouvelles Calédoniennes, sur Kaori (dans mes liens) de façon régulière, pour vous faire une idée la plus juste de la vie ici.

  • Communiquer

     

    Chacun de nous a un mode de communication dans lequel il excelle, peut-être avez vous une petite idée du mien...

    Pour certains, c'est les arts plastiques, la peinture, la sculpture, la musique ou tout autre forme de créativité. La communication n'est pas chose facile. Arriver à se faire entendre, et apprécier, arriver à ce que l'on ait envie de vous écouter. Car en ce qui me concerne tout est question d'écoute.

    Oui, j'écoute une peinture, car elle me murmure à l'oreille les émotions de l'artiste, elle me dit la passion, la tristesse, la joie, la paix, l'amour, ou simplement la beauté.

    Je connais un monde à côté du réel, un univers qui est en permanence relié à mes sens, et qui me rend parfois si vulnérable, que je dois lui substituer une image aux yeux des autres, un masque.

    Ecouter ce n'est pas entendre, écouter c'est saisir quelque chose qui passe à portée de nos sens.

    Et chacun de nous peut s'exprimer vers les autres grâce au don qui lui a été fait par ...(A chacun de répondre en fonction de sa foi, ou de son absence de foi.)

    Nous avons tous en commun l'outil maître qui nous permet de nous mettre à l'écoute, c'est le coeur. Si chacun laisse monter son coeur en son âme, il saura comment écouter le monde, et il entendra clairement tous les messages.

    A une condition cependant : laissez parfois un peu votre tête de côté.

    Alors comment bien communiquer, avec les autres ?

    Tout d'abord le cognito sum : connais-toi toi même, car quand tu sais qui tu es et ce que tu vaux, tu ne peux plus être blessé profondément, les flêches assassines ne font plus qu'effleurer ton armure.

    Ensuite ouvre ton coeur, mais ne laisses pas n'importe qui y entrer, mets un mot de passe à l'accès à ton âme

    Puis clique sur ton amour inconditionnel de l'autre, celui que tu as laissé entrer vaut forcément que tu l'acceptes entièrement tel qu'il est, même et surtout s'il est différend de toi.

    Et enfin, vas-y libère tous tes sens, ouvre toutes les écoutilles de ton être, et ton intelligence fera le reste.

     

  • Utopia est

     

    De ce que j'observe de la vie, et des comportements humains, j'ai constaté que la plupart d'entre nous, ceux qui vivent dans les grands ensembles urbanisés, vont chercher le vrai sens de la vie, le sens original dans des contrées lointaines. Des endroits qui ressemblent beaucoup à ceux où j'ai vécu : dans la nature, dans les îles, en brousse. Oui, je comprends bien cela, car il y a de la magie dans l'évocation de ces lieux, le soleil, la mer, l'absence de soucis, le farniente, la découverte d'autres cultures, d'autres modes de vie. Comme si nous considérions que notre vie est insatisfaisante, lourde, difficile à gérer. Parce que nos relations aux autres sont compliquées, froides, anonymes. Pourtant, je vous le dis moi qui ai eu la chance de pouvoir vivre là où vous rêvez d'être, vous êtes dans l'erreur.

    Le monde est magique, parce que nous lui attribuons une part de rêve, de notre rêve, de l'illusion de ce que nous appelons notre bonheur.

    Je peux vous dire que ces gens que vous enviez tous, ne rêvent que d'une chose, vivre votre vie, dans un endroit ouvert, où les contraintes coutumières n'existent pas, là où ils peuvent vivre du produit de leur travail. Là, où il est facile de se soigner, de s'instruire, là où ils ont une chance de s'ouvrir au monde et de sortir de leur système englué dans la tradition et où la justice et le droit sont entre les mains de clans ou de familles dont ils sont peut-être exclus.

    Toute place , tout endroit sur la Terre a ses joies et ses peines, ses libertés et ses contraintes. Il n'y a pas de rêve éveillé où tout est facile, juste, beau et enrichissant.

    Le recherche du bonheur, elle est en nous. Je peux être heureuse à Paris, à Sydney, à Auckland, à Lifou, à Marseille et Nouméa, si je sais aller y chercher ce qui me correspond à cet endroit. J'aime me promener sur les quais de la Seine, j'aime le côté à la fois océanien et  la city de Sydney, j'aime le calme et la simplicité de Lifou,j'aime la gentillesse des Néo Zélandais à Auckland, j'aime le mélange des genres à Marseille, j'aime me sentir chez moi à Nouméa.

    Il n'y a pas de lieu de vie idéal, il y a des rencontres que nous faisons, là où nous sommes. Je suis sûre qu'un parisien m'envie ma vie, et moi j'envie la sienne : vivre dans un des berceaux de la culture et de l'art, proche des milieux intellectuels, avoir la possibilité de croiser son auteur préféré, au centre de la connaissance, pouvoir visiter les musées, les cathédrales, les galeries de peinture, aller à la cité des sciences ...Pouvoir prendre un train et sillonner un pays.

    Nous nous faisons tous rêver mutuellement et c'est ça le bonheur.

     

     

  • Le petit bonheur

     

    Un petit bonheur, c'est un moment de vie intense et fugace où l'on se sent en vie et en prise directe avec le monde.

    J'ai une liste de petits bonheurs qui change de jour en jour et qui me fait apprécier le monde :

    - le petit café du matin : un arôme puissant, chaleureux et rond, avec un petit pain suédois, et ma confiture faite maison, dégusté dans le calme et le silence, avec pour seul bruit de fond les oiseaux dans je jardin.

    - la lecture de la poésie : un recueil de Rainer Maria Rilke, "Vergers" ou "Poèmes à la nuit" en version française et allemande, ou Fernando Pessoa,ou d'aures encores qui me font voyager

    - mon site : où je rencontre de nouvelles personnes, des gens si loin et pourtant par ailleurs si proches de moi, et où je fais des découvertes poétiques et intellectuelles.

    - m'exprimer : mettre par écrit ce qui trotte dans ma tête

    - marcher dans la nature, loin de tout bruit de la civisation

    - naviguer sur l'océan, et me sentir à la fois si petite et si grande

    - les proches, ceux qui vous montrent leur coeur sans détour

     

    Nous avons tous une liste de petits bonheurs que nous mettons à jour tout le temps ils sont aussi variés et nombreux qu'il y a d'individus sur Terre. Pour être heureux, il nous suffit de nous placer dans un de ces petits bonheurs un instant et de le vivre au présent. On nous a donné cette capacité de nous mettre un instant entre parenthèses, de nous évader de ce qui est parfois insupportable. Cela ne règle pas les problèmes, et ne nous permets pas de les éviter, mais parfois cela peut nous apporter l'énergie nécessaire qui nous donne le courage de les affronter.

    J'aime profondément mes petits moments de bonheur, et j'essaie d'en ajouter un chaque jour à ma liste, aujourd'hui mon premier petit bonheur a été le site "le parchemin de Mahdi", allez-y juste pour le plaisir de la tête et du coeur !

    http://www.leparchemindemahdi.com/

  • Un monde meilleur

    Le titre est banal, n'est-ce pas, tant galvaudé, médiatisé, qu'il en est devenu quelquechose de dépité, vide de contenu et sans envergure.

    Pourtant mon coeur crie tous les jours à ma tête : vas-y, fais-le, pour un monde meilleur !

    Je lis les informations, je vois les efforts de certains hommes politiques, et la constance des hommes de coeur. Malgré les média qui gâchent tout, anihilent tout espoir. Et j'ai envie de leur crier,  aux journalistes ultra politisés, et à l'affût de la reconnaissance financière et des honneurs, de leur crier "Assez, arrêtez de tout salir, arrêtez de vandaliser l'humanité!" On vient de découvrir un petit bout de Terre vierge, inconnue de tous,où l'homme n'a jamais mis les pieds. Maintenant je tremble pour cet univers de pureté naturelle, car tous les reporters du monde vont vouloir aller y cueillir leur petit bout de gloire médiatique et sporadique. Et pour ça ils vont aller mettre en péril des espèces inconnues et un monde qui n'a rien demandé d'autre que de vivre loin et ignoré de tous, protégé de la bêtise  et de la convoitise.

    Le plus grave c'est qu'une grande majorité des gens suivent cela , et alimente les espoirs de ces êtres dépourvus de compassion.

    Nous devons créer un monde meilleur ou nous en mourrons.

     

     

  • En Nouvelle Calédonie

    Fait-il bon vivre en Nouvelle –Calédonie ? Oui, c’est certain, au regard de ce qui se passe ailleurs. Entre les situations de crise économique et sociale dans l’hémisphère Nord, les conflits au Moyen Orient, le terrorisme qui gagne tous les pays du monde, la galère des pays de l’Est, les troubles récurrents en Afrique, et une paix relative dans un contexte de vie plutôt agréable, je choisis la deuxième solution. Pourtant je cherche encore un autre endroit où poser mes valises.

    La Nouvelle Calédonie dispose d’un capital séduction des plus forts au monde, un très bon niveau économique, une population multiraciale, un climat agréable, une nature exceptionnelle sans prédateurs hormis dans l’océan. Tout devrait bien marcher, et pourtant, notre petit monde local est gangréné par le mal du siècle : le paraître. C’est à qui détiendra le pouvoir, ou à qui exhibera la plus belle maison, la plus belle voiture, le plus beau bateau, la plus belle femme…

    Deux grands types de mentalité s’y opposent : l’état d’esprit européen qui a été apporté par des générations de colons (l’individualisme) et qui est maintenant alimenté par l’immigration de gens de l’hémisphère Nord, tous pays confondus,  et la façon de vivre des gens du pacifique (le communautarisme), des mélanésiens, polynésiens, micronésiens, et autres peuples du Pacifique qui sont présents aussi dans la société calédonienne.

    La politique et la religion sont très présents, à côté d’une société qui vit à travers le plaisir de tous les excès. La Nouvelle Calédonie n’est pas une destination privilégiée de tourisme sexuel, parce que son niveau de développement et la mentalité des ses résidents ne l’autoriseraient pas. C ’est le paradis des homosexuels, il règne ici une grande tolérance. Mais c’est aussi le pays du vice : l’inceste et la pédophilie y sont  omniprésents, 40% des enfants des populations locales, mélanésiens et polynésiens ont été abusés dans leur petite enfance. Dans les tribus, le viol de femme en réunion c’est la banale histoire d’un vendredi ou samedi soir bien arrosé. Les bagarres violentes dans les familles à cause de la jalousie sont fréquentes. Si l’on ajoute à cela l’accès maintenant relativement facile à la pornographie à la télévision, nul doute que le sexe est ici pour certains, une drogue.

    Les sociétés basiques qui composent le sédiment social de la Nouvelle Calédonie sont de plus en plus corrompues par l’alcool, et le cannabis. Elles sont de plus en plus violentes. Les autorités coutumières ont du mal à faire face à ce délabrement social, car les jeunes fuient leurs lieux de vie pour aller rejoindre la ville où tout leur est permis. Ils reviennent quand tout va trop mal, mais au lieu de témoigner de leur déchéance, ils racontent leurs exploits nocturnes et embrigadent les plus jeunes qui cèderont à leur tour à la facilité.

    Les jeunes des immigrants et des européens ne sont pas plus tranquilles, mais ils bénéficient souvent d’un environnement social et familial plus averti. Ils ont souvent connu le monde extérieur qui est socialement plus coriace, et donc ils savent mieux se protéger. Il est rare de les voir en bande dans les rues, et souvent ils aspirent à l’indépendance économique.

    Ces situations conduisent rapidement à porter un jugement coupable sur les populations issues de l’immigration, qui ont apporté la source de tous les problèmes à de sociétés qui en étaient soi disant dépourvues. Pour les ignorants qui prétendraient cela, je les inviterai à lire la littérature calédonienne, notamment les récits des légendes canaques de Georges Baudoux, ou les textes de  Mariotti, qui relatent des faits vécus qui ont été ensuite insérés dans la mythologie canaque.

    La violence est omniprésente dans l’histoire canaque, idem pour les Wallisiens et Futuniens, et ne parlons pas des ancêtres du Vanautu et de Papouasie. Les plantes hallucinogènes et les drogues étaient déjà connues et utilisées pour soumettre les ennemis, seul l’alcool tel que nous le connaissons a été introduit, et il a fait des ravages. Et nous en subissons les effets maintenant plus que jamais. Cela ne dédouane pas les responsables de la colonisation, ni les effets pervers de cette colonisation, tout le monde en convient. Mais il faut arrêter de prétendre que la Nouvelle Calédonie a été corrompue par les Européens, il faut arrêter de croire qu’il existe une population gentille accueillante et une autre tortionnaire et égoïste : cela est réducteur.

    Il y a en Nouvelle Calédonie une mosaïque de populations qui vivent les unes à côté des autres et nous sommes tous interpénétrés par les habitudes de vie et les mentalités des autres. Il y a des gens qui s’en sortent mieux que d’autres. Il y des gens qui veulent rester en dehors d’un système qui leur fait perdre leurs valeurs. Il ya des gens qui se battent, d’autres qui baissent les bras, Il y a des gens qui exploitent la crédulité des autres, il y a des parasites qui vivent de l’injustice sociale, Il y a des gens qui sont perdus et n’arrivent pas à trouver leurs marques, Il y a des riches, des populations moyennes et des pauvres dans toutes les ethnies,   il y a des gens qui ne veulent pas perdre leur dignité et ceux qui sont prêts à la vendre  au plus offrant. Et si l’on y regarde de plus près, vous y verrez des gens comme il existe dans le monde entier, dans tous les pays et toutes les cultures, des êtres humains qui vivent comme ils peuvent avec ce qu’ils sont.

     

     

     

     

  • La violence, signal d'alarme

    Hier j’ai regardé à ta télévision l’émission « à vous de juger » présentée par Arlette Chabaud. Un des thèmes abordé était la violence en politique, avec Rama Yade et Bertrand Hamon, ainsi que deux journalistes, et un docteur en psychiatrie. Plusieurs autres sujets ont été abordés mais celui sur la violence était généralement de toute façon sous tendu. On nous a expliqué que la violence est effectivement partout et qu’elle s’est de la même façon libérée dans les échanges politiques. On nous a aussi parlé de la haine qui progressait partout et que l’un des facteurs de la violence et de la haine était l’incompréhension qui grandissait au sein de la société. Cette incompréhension aurait pour origine l’individualisme galopant provoqué par un trop grand développement du libéralisme. Rama Yade à  soulevé à juste titre que la liberté était un des trois symboles de la devise de la France : « Liberté, égalité, fraternité », mais que beaucoup ont oublié, dans le contexte économique notamment , que la constitution précise que la liberté individuelle ne doit pas nuire à autrui.

    En fait ce débat d’idées m’a vraiment captivée car les intervenants mettaient sur la table en fait l’origine même de toute violence dans le monde, c’est donc l’absence de prise en compte du droit des autres, et l’absence d’écoute des gens sur les problèmes dont ils ont conscience, mais qu’ils préfèrent ignorer car ils ne sont pas touchés directement .

    L’Homme a oublié qu’il fait partie intégrante de l’Humanité.

    Je ne vois pas beaucoup de gens qui soient à la recherche du consensus.  Chacun est à la poursuite de la réalisation d’un objectif, d’un chemin de vie qui conduit à cet objectif. Ce n’est pas un tort car c’est le meilleur moyen de l’atteindre. Mais ce qui est dommageable, c’est le comment des choses. Nous fonçons tout droit pour aller chercher notre droit au bonheur, mais nous oublions de prendre le temps d’apprécier le chemin qui nous y mène. Et sur ce chemin il y a tous ceux que nous croisons, avec qui nous faisons un petit bout de route, et tous ceux qui nous mettent des bâtons dans les roues, qui nous permettent de grandir davantage. Et il y a tous ceux qui nous interpellent, que nous ignorons car nous craignons de perdre notre temps. Et surtout il y a cette impérative nécessité d’avancer coûte que coûte, de ne pas se disperser pour atteindre ce foutu objectif, notre bonheur suprême.

    Quel bonheur ? Et bien il est différent d’une personne à l’autre. Il passe par la réalisation de soi. En fait tout est acceptable, chacun a le droit d’avoir sa vision du bonheur, et donc son idée pour y parvenir. L’individualisme est  une bonne chose, il est en inhérent à notre personnalité,  la société, les autres, sont tout aussi nécessaires à notre développement et à l’aboutissement de notre œuvre. Le tout est de trouver le juste équilibre, entre le besoin personnel et la vie en société.

    Je ne parle pas de communauté ou de communautarisme, car je les trouve tout aussi, voire plus dangereux que l’individualisme qui conduit à l’égoïsme.

    La  violence , c’est un signal d’alarme puissant qui nous ordonne de revoir notre mode de fonctionnement, et qui nous oblige à revenir vers la prise en  considération positive de l’existence des autres et de leur importance dans la réalisation de soi.