Balades en Nouvelle Calédonie

Promenades quotidiennes dans et autour du Grand Nouméa, pour marcheurs insatiables
  • Trajet aux Monts Khogis

    -       Parcours aux monts Koghis : le trajet sur la grande piste jusqu’après l’accès aux refuges, puis le point de vue TDF, je suis redescendue jusqu’à la pépinière du lac, puis je suis remontée à l’auberge : ce parcours fait 8,6 km mais tout en descentes et en montées très raides, j’ai dû m’arrêter deux ou trois fois et j’étais épuisée.

    C’est un trajet que je ferai plus rarement car il est très éprouvant, mais il est une combinaison de trois trajets que j’avais déjà faits.

    Le départ se fait comme toute promenade en forêt aux Koghis, c’est une agréable promenade sur des sentiers plus ou moins difficiles. Pour ma part je trouve que certains de ces sentiers se dégradent et deviennent dangereux. Je voulais aller jusqu’au pic Malaoui, balade estimée à trois heures aller-retour. J’ai dû faire marche arrière juste après l’accès aux refuges car la sentier devient étroit, un précipice sur la droite, des vestiges de cordes et piquets branlants sont sensés assurer la sécurité, et le passage en bois est effondré. Même mes chiens n’ont pas osé s’aventurer. Ce passage est maintenant réservé à des randonneurs chevronnés et qui se déplacent en groupe pour diminuer le risque de chute accidentelle. Le passage est possible, à vos risques et périls. Pour ma part je suis courageuse mais pas téméraire, je m’y aventurerais avec un bon randonneur, mais pas seule.

     

    J’ai donc opté pour le trajet du point de vue TDF, qui est physique mais facile. Arrivé en haut j’ai cherché un moyen de poursuivre ma randonnée car je restais sur ma faim. J’ai donc opté pour la descente qu’empruntent les véhicules techniques TDF pour effectuer leur maintenance.

     

    Genoux fragiles et sens de l’équilibre incertain s’abstenir ! cette descente est abrupte et glissante sur environ les trois quarts du parcours : de nombreux cailloux roulent sous vos pieds, le reste du parcours est bétonné. Et on est contraint de courir sur une bonne partie du sentier, puis cela se calme et l’on traverse une forêt agréable, mais le chemin n’en finit pas sur trois kilomètres pour finir sur une propriété privée : la pépinière du lac, mais pas de maison ni de panneau avant d’arriver en bas.

     

    Le parcours se termine en bas de la route des koghis qu’il faut reprendre en sens inverse pour remonter à l’auberge où j’ai garé ma voiture.

     

    La montée vers l’auberge a été épuisante, j’ai cru que je n’y arriverais pas, malgré un stop over et une petite semi somnolence sur un gros tronc d’arbre. Ce trajet m’a pris quatre heures.

    Mais j'ai terminé en m'offrant un délicieux repas à l'auberge, les gérants ont été très gentils et m'ont laissé déjeuner sur une table dehors, alors que d'habitude ils ne servent pas à l'extérieur, et ce pour me laisser avec mes chiens qui n'auraient pas supporté la chaleur dans la voiture.

    Vous aimeriez savoir ceque j'ai pris ... un filet de boeuf à la chateaubrilland avec ses pommes paillasson et une sauce aux morilles, une tarte fine aux pommes avec une glace vanille et un coulis de framboises, et un bon petit café Malongo bien serré ! Excellent, ce qui m'oblige à retourner marcher demain pour éliminer toutes ces calories.

  • Le parcours de santé du Mont Dore

    -          Le parcours de santé du Mont Dore aller – retour : environ 6 Km, si je pars de la fontaine, le parcours fait environ 10 km.

     

    Le petit parcours de santé commence sur le parking côté route du vallon Dore. Une partie du parcours longe la plage, l’autre la route. La route borde la plage, le seul inconvénient est lié à la circulation sur la route du Vallon Dore. Pour ma part je n’aime pas longer les routes, la circulation est sporadique mais on ne peut éviter le passage des transports en commun et poids lourds. Le trafic  est tout de même sans commune mesure avec les quartiers de Nouméa, le trajet vaut donc bien le détour.

     

    Je pars donc souvent du parking en direction  de Plum. Le sentier qui longe la plage traverse un parc aménagé, entretenu  et bien ombragé avec des bancs et des points pique nique, très verdoyant et frais, la mer très calme par là bas, la vue est reposante. On y croise des mamans qui promènent leurs enfants en bas âge, des retraités qui font leur promenade quotidienne et des jeunes femmes soucieuses d’améliorer leur corps. L’endroit est fort fréquenté grâce à la proximité du camp de Plum.

     

    Je croise les cyclistes souvent en « grappes », qui papotent en roulant.

     

    Quand la marée est haute, il est recommandé d’emporter son maillot de bain, car les nombreuses petites baies sont très tentantes, l’endroit est suffisamment tranquille en semaine pour se changer et se baigner en toute sécurité, et la vue sur la chaîne du Sud est envoûtante. On aurait presqu’envie de partir nager au loin, surtout quand la mer est calme.

     

    Après cette petite halte rafraîchissante et revigorante, je poursuis mon chemin jusqu’au carrefour et je reviens sur mes pas. A marée basse une grande partie du trajet peut être fait sur la plage, certains endroits sont plus faciles d’accès que d’autres quand on arrive aux grèves rocheuses, le parcours devient plus chaotique, mais aussi plus intéressant et plus physique. Attention cependant aux dépôts d’ordures sauvages ou autres cadavres d’animaux jetés là sans ménagement, de la route cela ne se voit pas, mais cela se sent.

     

    De l’autre côté du parcours, après le parking, j’ai découvert des petites plages bien abritées et propres, où l’on peut s’arrêter et se baigner au retour. Il faut tout de même être vigilante car j’ai une fois croisé un jogger, Dieu merci,  je venais de me rhabiller. Quoique à l’allure à laquelle il est passé, il a juste eu le temps de me lancer un bref salut.

     

    Pour le parcours long, je gare ma voiture à la fontaine au près du parcours pédestre du mont Dore et je descends à pied jusqu’au bord de mer, je rejoins le parcours de santé, jusqu’au parking et je reviens sur mes pas. Le parcours longe la route mais la circulation est légèrement plus intense qu’en bord de mer, cependant le bord de la route est bien protégé sur la majeure partie du parcours et une petite halte « rivière » est possible avant d’arriver au quartier des logements sociaux sur la droite. Sur ce parcours on ne croise pas d’autres marcheurs mais des cyclistes. Ce qui est agréable ce sont les petits signes amicaux des automobilistes. La Nouvelle Calédonie est un pays qui aime les gens qui font de l’exercice.

  • Promenade Pierre Vernier et Ouen Toro

    -          La promenade Pierre Vernier puis le parcours pédestre du Ouen Toro et enfin le petit parc , ce trajet aller – retour fait environ 9 km.

     

    Ce trajet est agréable, sur la première partie de l’itinéraire il est possible de longer la baie sur terrain plat, avec une petite montée jusqu’au monument d’Entrecasteaux, jusqu’au parc du Méridien, ensuite on peut continuer derrière l’hôtel ; si la marée est basse et aller jusqu’à l’escalier qui rejoint la promenade de l’anse Vata , près du Club la Bodega. Le chemin est bien aménagé et ombragé, jusqu’à la plage de galets derrière le Méridien, quoique souvent trop venté. Ensuite on peut prendre la rue Gabriel Laroque jusqu’à la rue Paul Baumier, remonter l’impasse où se termine le sentier qui monte vers le petit parc du Ouen Toro, et rattraper le parcours pédestre pour le retour comme indiqué plus bas.

     

    Si l’on opte pour la fin du trajet par le parcours pédestre du Ouen Toro, à partir du Méridien, il faut traverser la route en face du parc du Méridien, et remonter à l’intérieur du parcours pédestre du Ouen Toro. A partir de là c’est un chemin forestier qui vous attend. Les vendredis les écoles ou collèges y organisent des courses d’orientation avec les  élèves, le parcours pédestre est alors très animé, des jeunes courent dans tous les sens avec des feuilles photocopiées dans les mains.

     

    Je prends ensuite le parcours par la droite, jusqu’au bout, puis je descends pour traverser la route et je vais faire le tour du parc en contre bas. Au fond du parc le point de vue embrasse la baie de l’Anse Vata. Il est possible de s’arrêter un moment s’y reposer sur des bancs.

     

     Je repars en sens inverse mais au lieu de sortir par l’accès au parc du méridien, je continue tout droit et je traverse le parcours pédestre en sens inverse jusqu’au promontoire des vols de parapente. Et je redescends vers le parking en contre bas pour rejoindre la promenade Pierre Vernier. Ce parcours est différend, ce sont des sentiers qui montent ou descendent, l’exercice physique est plus intense, mais facile.

     

    Il faut savoir qu’il y a plusieurs choix de trajets à l’intérieur du parcours pédestre, des bifurcations sont indiquées et des sentiers plus étroits et plus sportifs parcourent la colline, se croisent et aboutissent vers le haut du Ouen Toro, avec plusieurs points de vues sur la baie de Sainte Marie, et tout en haut la vision circulaire des baies, ou vers le bas en direction de la promenade.

  • Route du Barrage de la Dumbéa

     

    Tous les jours ou presque, disons environs 6 jours sur 7, je vais marcher avec mes chiens Willy et Lola, je fais entre 5 et 11 km. J’ai plusieurs trajets :

     

    -          la route du barrage de la Dumbéa : je longe la rivière puis je vais jusqu’au barrage, ce trajet aller-retour fait environ 11km.

     

    Cette promenade est ma préférée, j’en retire beaucoup de plaisir : je vais jusqu’à l’entrée du parc de la Dumbéa, je me gare sur le parking.

     

    De là je commence ma balade le meilleur moment et le plus magique c’est très tôt le matin, avant sept heures, si possible. Par temps bien sec et en saison fraîche c’est encore mieux :

    la fraîcheur vive du sous-bois est vivifiante, le soleil commence à percer les grands arbres, une légère brume effleure la surface de l’eau, et la rivière est bleu vert.

     De plus c’est en cette saison que le parc est le plus propre, moins de campeurs donc moins d’ordures. L’eau est vive, et abondante, les cascades plus nombreuses.

     

    L’avantage c’est que le parc est aussi moins fréquenté, il est rare de croiser un véhicule le matin de bonne heure en saison fraîche. Je marche donc sereinement et d’un pas rapide car il fait froid, c’est tout bénéfice car mon corps en profite. Les paysages sont magiques, je ne me lasse pas de voir cette rivière qui change d’aspect sous la lumière, cette eau qui vit, bruyamment, et pourtant ce bruit là ne stresse pas, il détend. L’air frais pique et fait pleurer, mais je respire à pleins poumons, et là je me sens vivre pleinement. L’écume mousseuse des eaux tourbillonnantes me captive et rappelle des souvenirs, des baignades dans les cascades quand j’étais jeune, au mois de juillet, des massages sous l’eau glacée en tenue d’Eve.

     

    Le sol est bien dur et ferme, je peux marcher vite, et cette atmosphère magique me donne beaucoup d’énergie.

     

    Je longe la rivière jusqu’au troisième pont puis je continue jusqu’au barrage. Là ce sont les montagnes environnantes imposantes qui m’impressionnent et m’accompagnent le reste du chemin. C’est dans ce tronçon vers le barrage que je ressens le plus de joie intense et de bonheur intérieur, ce trajet fait partie des plus longs et pourtant je ne sens pas la fatigue. Chaque arbre, chaque détour, chaque montagne me porte.

     

    Et le retour est si rapide, je mesure à chaque fois l’aller, mais le retour me semble toujours plus court.

     

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