Plantes médicinales

CONCLUSIONS

Selon VIROT (1956, pp.272-273), le total des espèces végétales actuellement connues en Nouvelle-
Calédonie atteint environ 3 500, dont plus de 80 % d'espècese ndémiques.Sur ce nombre élevé pour une ile
grande deux fois comme la Corse,nous n'avons guèrer elevé plus de 600 espèces appartenant à 420 genres
et 140 familles, dont les propriétés médicinales ou toxiques soient reconnues. Encore doit-on remarquer que
ces chiffres comprennent une majorité d'espècesin troduites, souvent depuis moins d'un siècle,c osmopolites.
cosmotropicaleso u pan-pacifiquesa ppartenant surtout à la flore littorale.
Si l'on classe ces végétaux suivant leurs propriétés, on note une très forte proportion d'espèces
astringentes, tarmifères et antidiarrhéiques, antidysentériques ou, au contraire, laxatives-purgatives. Les
plantes excitantes, cordiales et toniques et les diurétiques, sudorifques, cholagogues sont également bien
représentées.E nsuite viennent les plantes rafraîchissantes,antiscorbutiques (Crucifères, Citrus, etc..), les
espèces pectorales ou préconiséesc ontre les affections des voies respiratoires, les plantes émollientes (Malvacées,
Tiliacées...). Nombre d'espèces sont réputées fébrifuges mais il parait difficile de distinguer celles
dont l'efficacité est réelle et constante de celles qui jouissent d'une réputation usurpée. Il en va de méme
des emménagogues, des antidiabétiques, des antitumorales, des plantes usitées pour les affections cardiovasculaires,
nerveuses, cutanées, vénériennes, des vulnéraires, maturatives des abcès et furoncles, détersives
des plaies et ulcères, des anthelminthiques, contraceptives, abortives, etc.. (ces trois dernières catégories
souvent fort dangereusese et responsables d 'empoisonnements mortels).
Certaines plantes introduites et souvent cultivées sont bien connues de la pharmacopée : Cassia
alata L. (Dartrier) contre les épidermomycoses et diverses dermatoses, Chenopodium ambrosioides L.
contre les Ascaris et Ankylostomes, Punica granatum L. (Grenadier) comme ténifuge, etc..

Les p lantes vénéneuses sont nombreuses en Nouvelle-Calédonie.E lles appartiennent principalement
aux familles des Amaryllidacées,E uphorbiacées,L oganiacéesA. pocynacées,A sclépiadacéesS, olanéesL, obéliacées,
etc.. Nous n'avons pu citer que les plus connues mais beaucoup restent à découvrir. Par contre, on
connait relativement peu d'espècesn arcotiques ou stupéfiantes.
Mentionnons aussi la richesse de la flore néo-calédonienne en plantes aromatiques appartenant aux
LauracéesM, onimiacées,W intéracéesA, nonacées,R utacées,B urséracéesL, abiées,e tc..
Enfin, l'immense majorité des plantes endémiques reste à étudier au point de vue phytochimique et
pharmacodynamique, à quelques exceptions près : Semecarpus atra Vieill.? Alphitonia neocaledonica
Guillaum., Fontainea pancheri Heckel, Ochrosia elliptica Lab., Duboisia rnyoporoides R. Br.
Les recherchess 'orientent actuellement vers l'étude de cese spècese ndémiques,d es critères d'ordre
purement taxonomique et les résultats des analyses-testse ffectuées sur place déterminant le choix des
plantes qui justifient un examen approfondi.

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