La vie à 50 ans

Femme

1/  Ménopause : le gros mot

 

On a tout dit sur  les femmes et sur l’âge. Si  j’écoutait les émissions tous publics, les magazines de télé réalité, je  croirais que j’ai absolument et urgemment besoin de me faire lifter, de suivre un régime à la mode, de prendre un tas de compléments alimentaires…

 

Or la vérité est un plus simple, à partir de 50 ans une femme n’est plus « sexuellement  attractive ». Et les femmes pourront essayer toutes les manipulations physiques, faire tous les régimes et mettre tous les produits de beauté, les crèmes réparatrices, les sérums « régénérants » , je vous garantis que rien ne changera cette brutale vérité : nous vieillissons et par cet état nous rappelons à nos partenaires masculins qu’ils suivent le même chemin vers la mort.

 

La seule véritable différence entre l’homme et la femme c’est cette particularité qui lie l’activité sexuelle à la peur de la mort.

 

La ménopause c’est un moment où pour la femme se termine cet inconfort des menstruations, de leur abondance ou non, de leur régularité, des douleurs qui l’accompagnent souvent, de ces différences d’humeur, de l’appétit sexuel qui monte en flèche ou devient inexistant.

 

La ménopause est le moment où tout se calme, tout s’aplanit. Certaines femmes ont, il est vrai, des troubles du sommeil, des sueurs incontrôlables, chaque femme est unique, et la médecine a des réponses à ces états passagers, et je suis convaincue que beaucoup de ces  désagréments ont des origines plutôt psychosomatiques.

 

J’ai personnellement été ménopausée vers 43 ans.  Et avec une vie et une alimentation saines, surtout avec moins de stress, les choses se sont plutôt bien passées. J’ai aussi constaté que ma sexualité était plus dépendante de ce que j’attendais de mes partenaires, que de la ménopause : l’appétit vient en mangeant. Le bien être sexuel vient avec les plaisirs partagés, avec les sentiments, avec le besoin de sécurité sentimentale : rien de moins que ce que beaucoup de femmes attendent de la vie en général.

 

De la situation personnelle de la femme dépend la condition de sa ménopause. Seule, en couple, avec ou sans enfants, qui travaille ou qui reste à la maison, riche ou pauvre…

 

C’est la raison pour laquelle je suis plutôt contre le fait que l’on généralise  les cas.

 

La seule évidence à mes yeux : « mieux tu te vis, mieux tu vis ta ménopause ».

 

C’est pourquoi je m’intéresse davantage  à la vision des hommes sur les femmes à partir de 50 ans.

 

J’ai constaté que le regard des hommes change, leur façon de s’exprimer aussi. J’ai eu souvent l’étrange sentiment d’être une petite chose usée, fragile et débile face à un homme qui a dépassé les 40 ans.

 

Pour ceux qui me connaissent, je suis une personne mentalement solide, construite et intelligente. Cela me fait sourire quand ce genre d’homme me parle, c’est moi qui le prends généralement pour un débile.

 

Peu importe, cela m’a fait réagir et je me suis remise en cause, j’ai réfléchi à mon apparence, et à ma façon de vivre, de bouger. J’ai repris la randonnée, je surveille étroitement mon poids, et je m’intéresse à  tout. Plus particulièrement à la vie, aux gens, et j’ai décidé de voyager.

 

Le regard des hommes ne change pas, j’ai 50 ans, je les assume, et j’ai envie que les autres l’acceptent. La vie à 50 ans est tout aussi valable qu’à 30 ou 40 ans. On vit, on se trompe, on corrige et on recommence.

 
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