Bonheur

Ce matin, je prenais mon petit déjeuner dehors, à la vue des arbres, des oiseaux, et mon esprit comme à son habitude s’évadait…
Comment expliquer la joie ? Le Bonheur ? La réalisation de soi ?
La joie c’est ce que je ressens le plus souvent dans une journée, c’est ce sourire intérieur de mon être comblé qui transparaît sur mon visage et allume mon regard.
Alors, me direz-vous, comblé par quoi ? Comment ?
J’ai souvent essayé d’expliquer à des proches que la vie est belle, que le sentiment de joie en toi dépend de ta façon de voir cette vie, et ses opportunités.
Le sentiment de joie surgit en moi quand je regarde la nature, quand je marche au bord de la mer, quand je pars me promener sans destination précise, quand tous mes sens sont en éveil, prêts à recevoir le cadeau de la vie. Je ressens de la joie quand je cuisine, quand les parfums des épices chatouillent mes narines, et quand je déguste mes plats, que mes papilles exultent. La joie surgit en moi quand je regarde ma chienne dans les yeux et que j’y vois tout cet amour, toute cette confiance… Je ressens de la joie quand je ferme les yeux et que je respire à fond, au sein de la Nature, et alors j’exprime toute ma gratitude au Monde, à la Création, à la Vie qui font que je suis là à ce moment précis et que mon cœur déborde de reconnaissance.

La joie c’est la traduction physique du bonheur. Quand tu es joyeux, ton corps exprime le bonheur, tu souris tu es envahi d’un sentiment d’amour généralisé, tu as envie de crier au monde à quel point tout va bien, que la vie est belle et que tu as envie que tout autour de toi respire le même état d’âme.

Quand ton cœur et ton âme n’arrivent pas à ressentir de la joie, c’est que tu es en souffrance, de par la façon dont tu perçois ton existence. Car la Nature est toujours là, la Vie et la Création aussi mais tu n’es plus en état de t’en apercevoir.

Il est des  situations extrêmes dans lesquelles je comprends que l’on ne puisse plus y parvenir. Parce que nous n’avons plus de quoi entretenir notre corps, le soutenir et lui apporter le minimum vital. Quoi que, des maîtres spirituels ont montré et démontré que là aussi tout est question de perception.

Toute la réalité du bonheur réside dans ce mot la « perception ».

C’est la signification de « voir le verre à moitié plein ou à moitié vide », de l’optimiste et du pessimisme, de la méthode Coué. C’est la raison de la prolifération des marchands de rêves, des faux prophètes, des religions, des croyances, c’est une des raisons du besoin d’une drogue pour être heureux, quelle que soit la forme de cette drogue.

Je ne suis pas la première à le dire, la littérature sur le sujet est   impressionnante. Les maîtres à penser sont légion, car chacun a son interprétation et sa solution.
C’est, comme beaucoup avant moi, par l’expérience personnelle, combinée à mes lectures, au visionnage de films, à la pratique de la méditation, et au contact de gens inspirés, que j’ai acquis cette connaissance. 

Nous sommes tous différents et uniques donc il n’y a pas de remède miracle pour accéder à la pleine conscience, car c’est bien de cela dont il s’agit. La pleine conscience est la perception du monde et de la vie tels qu’ils sont en vérité, en dehors de toute interprétation ou  perturbation intérieure ou extérieure. C’est d’activer tous ses sens, laisser pénétrer en nous tout ce qui nous entoure, libérer notre mental de son implication dans notre ressenti. Se contenter d’être présent, en alerte et à l’affût de toute sensation physique, simplement se focaliser sur l’existence en elle-même.

Tout le reste de notre évolution intérieure découlera naturellement de cette « soumission » à la Vie .
C’est une soumission sans contrainte, c’est à dire une pleine acceptation de ce qui « est ».

Voila, j’ai donné une interprétation de la pleine conscience, et c’est la mienne et elle n’engage que moi.  
Cela fonctionne. Je ressens la joie, elle me mène au bonheur et j’ai ce sentiment profond de la pleine réalisation de mon être. J’ai du sens.

Il faut savoir détacher cela de la vie courante,  l’objectif étant bien sûr qu’à terme nous parvenions à vivre en pleine conscience, à agir en permanence, à être dans le monde.

Je ne peux prétendre à vivre ma pleine conscience dans les perturbations permanentes causées par les autres, ceux qui n’arrivent pas à « être », la vie de tous les jours que la société nous impose, c’est notre terrain de jeu, celui où nous mettons en pratique avec plus ou moins de succès nos convictions profondes. 

Je dois parvenir à maintenir mon niveau de perception, malgré les perturbations qui mettent mon mental en alerte. Le mental est l’outil utile et indispensable qui permet de faire face à tous les défis de la vie matérielle. Le véritable challenge, est d’arriver à contrebalancer les effets pervers du mental avec la perception de  la vérité et donc d’accepter souvent à renoncer à une action que le mental exige mais que la conscience reprouve.
Par exemple, ne pas répondre à une stimulation violente, par de la violence (réponse du mental par l’instinct de survie) mais apaiser et renoncer, pour donner une chance à la violence de disparaître (réponse de la pleine conscience).

Toute la difficulté de la vie en pleine conscience est là.

C’est dans mon éloignement de la vie sociale telle qu’elle existe autour de moi, dans la solitude qui me permet de pratiquer, d’exercer, de maintenir la pleine conscience, que je prends l’habitude de cet état. Puis je vais dans la société, confronter mon avancée dans le domaine de la perception.
C’est un travail quotidien que de modifier son état d’être extérieur pour faire émerger à la surface de nous mêmes notre véritable être intérieur.

Soit nous laissons le pire de notre animalité prendre le dessus  sur notre humanité, soit nous prenons le meilleur de cette animalité, qui exploite nos sens primaires et les intègre à notre humanité.

Nous sommes la Nature, nous avons en nous tous les moyens de communication sensitive qui existent dans le monde naturel, avec en plus un cerveau développé qui nous donne des capacités supplémentaires pour donner du sens à la Vie pour l’aider à se développer en harmonie avec le Monde Naturel. Nous avons perverti cela en nous séparant de la Nature, en y créant une hiérarchie, en permettant ainsi de l’exploiter à notre seul profit, alors que le monde naturel est comme une toile tissée dans laquelle tous les fils sont imbriqués, créant ainsi une dépendance généralisée, expliquée scientifiquement par les hommes par la « chaîne alimentaire », l’évolution darwinienne, la prédominance de l’humain sur le monde animal, végétal, minéral.

Or notre survie humaine ne dépend pas de notre intellect et de nos avancées scientifiques destructrices, mais de la survie des autres espèces, des mondes naturels que nous côtoyons.

Donc le meilleur moyen de résoudre les problèmes, qui sont la conséquence de nos inconséquences envers le monde naturel, c’est de reprendre notre pouvoir sur nous mêmes, par le développement de  la pleine conscience, qui réorientera la vie humaine et ses exigences vers les solutions les plus en adéquation avec la Nature. 

Ce n’est pas un rêve inaccessible, c’est une utopie. Donc quelque chose que nous n’avons pas encore essayé.
Les gens qui ont compris et expérimenté la pleine conscience savent quelle puissance créatrice est contenue, et disponible dans le monde. Imaginons que des millions de gens, se mettent à expérimenter la pleine conscience, … plus possible de faire des guerres, partage généralisé des richesses, amélioration notable  de la vie naturelle, donc des sols, donc possibilité de nourrir tout le monde,  plus de conscience amène à une meilleure gestion des politiques de natalité, car chacun se sent responsable des vies qu’il génère. Tout est mieux maîtrisé, et respecté car c’est nécessaire à la Vie, tout simplement.

Mon explication peut paraître simpliste aux gens qui ont mis en place la société de consommation que nous vivons, ou à ceux qui y sont soumis, or nous savons qu’aucune fuite en avant, même sous forme d’avancées scientifiques ne pourra enrayer la marche vers la sixième extinction de masse. Le problème énergétique est  crucial pour ce type de modèle sociétal. Nous n’avons donc pas le choix, nous devons changer de modèle.

Comment ?
Personne ne vous le dira, et d’abord, comment savez-vous en qui vous devez croire pour le savoir ?

Expérimentez donc la pleine conscience, vous y trouverez des  réponses.

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire