Solitude et isolement

Solitude : état d une personne qui vit seule
Isolement : état d une personne moralement seule
 
 La différence  entre ces deux mots, c'est  la différence vitale qui en découle.
 On peut vivre dans la solitude sans être dans l isolement. Et l on peut ressentir l isolement sans vivre seul.

Cela je crois que chacun peut l expérimenter
J ai commencé ma vie dans l isolement et je la termine dans la solitude.

Je crois avoir passé beaucoup de temps à essayer de comprendre la vie, les gens, moi même...
Il est tellement plus simple de vivre sans se poser de question. Je fais partie de cette humanité qui s'écarte volontairement des autres, les regarde avec curiosité, sans jamais comprendre comment cela fonctionne.

Maintenant je ressens le besoin de dire les choses, sans trop penser aux conséquences, même si je n ai jamais hésité à dire les choses de faćon très directe.

La vie, les conventions, la société, la bienséance, tout cela relève d une grande hypocrisie collective. Car nous pensons bien faire. Il est nécessaire d avoir un minimum de codes sociaux à respecter pour éviter l anarchie, les comportements arbitraires...sauf que maintenant l actualité nous donne raison. Certains " pètent" les plombs.

Je crois  qu'il serait sain que la société apprennent à encaisser le vérités de chacun d entre nous, cela serait plus clair pour tout le monde.

  J éprouve le besoin de m isoler, mais je n aime pas plus que ça d être seule. En fait ç est plus ma liberté d action, et de vivre comme je l entends qui est important. J ai appris aussi avec le temps et l expérience qu'il est difficile de faire confiance. Tout ce qui sort de toi, entre en contact avec le monde, et donc est modifié par ce qui n'est pas toi.

L'être humain est un communiquant, il ne peut s empêcher de livrer au monde ce qu'il a reçu.

La vérité sort naturellement de la bouche des enfants, et chacun d entre nous a cet enfant en lui. Par ailleurs le secret est une anomalie, il nous pèse, il nous aliène car il ne nous est pas naturel. Tout ce qui est secret revêt une apparence de dangerosité. D ailleurs le secret est un des premier responsable du quiproquo, de l interprétation et donc source de l erreur.

Je ne sais combien de fois  je me suis dit en regardant un film une fiction, et parfois des situations réelles, que si les choses étaient livrées dans leur vérité bien des intrigues n auraient jamais vu le jour. 

Je n aime pas le secret mais je comprends que chacun de nous ait sa part d ombre, de silence, de non dit. Parce que la société est incapable d intégrer ce qui ne correspond pas à sa morale, à ses principes.

Morale judéo-chrétienne ou autre, forcément d origine religieuse, car ce sont les religions qui ont façonné la mentalité sociale, avec ses interdits, qui au départ avaient des raisons d'être : des raisons d hygiène et de santé publiques, de sécurité aussi. 
 Avec la modernité des tas de règles auraient pu être abolies mais l'emprise des religions est devenue une source de profits, et de pouvoir , deux raisons qui rendent difficile l'émancipation de la morale.
De même pour la politique qui au commencement visait à l amélioration de la vie sociale, chacun pouvait participer à la vie de la cité. Puis l'instinct grégaire de l être humain a pris le dessus et il a fallu désigner des gens qui représenteraient les leurs, pour les défendre. Et là encore, les privilèges source de profits et de pouvoir ont dénaturé le sens politique pour en faire une arme contre les citoyens.
En  bref, le monde dans lequel nous surnageons, ç est une grosse soupe de contradictions, de superstitions, où celui qui a le pouvoir peut écraser les autres, fabriquer des générations d esclaves, et de moutons qui avalent tout ce qu'on leur donne à travers l univers du pouvoir, des média, des icônes créées pour satisfaire le besoin d identification au beau, au grand, au riche.
 Car cette société qui nous impose une morale, une façon bien pensante de vivre, génère des gens frustrés, qui cachent leur réalité, et n osent pas se libérer des secrets qui leur pourrissent la tête.

Si l humanité n était pas si grégaire, si nous n avions pas créé autant de codes sociaux qui nous identifient et nous classifient, peut être pourrions nous vivre en paix.

Chaque groupe a besoin d un chef, c est normal et naturel. Dans la nature il en est de même .
Mais c est avec la compromission et les privilèges que la société a commencé à se corrompre. Ce besoin fatal de reconnaissance, et celui d être admiré et adulé grâce au pouvoir, ont contribué à  créer des différences. La différence a engendré le sentiment d insécurité, et le besoin de sécurité a produit les injustices.
 
En fait la peur de l autre a commencé à engendrer des comportements iniques. Et depuis cela fait des carnages au sein de l humanité.


07/03/2015
 

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