Franz Liszt

 

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FERENC LISZT

(1811-1886)

 

 


 

"Né à Doborjan, près de Sopron, en Hongrie, en 1811 et mort à Bayreuth en Bavière en 1886, Franz Liszt donna son premier concert à 9 ans. Dès 1823 il joua à Paris. Le jeune virtuose à la technique éblouissante parcourut alors l'Europe entouré d'admirateurs. Mais lorsque le brillant pianiste se mua en un compositeur conscient des problèmes et des conflits graves de son époque, la solitide devint son lot.

Frans Liszt a eu une vie mouvementée, ayant pour théâtre le monde bruyant et tumultueux de l'Europe du temps: Paris, Saint Petersbourg, Venise, Rome, Weimar, et Vienne; leurs salles de concerts, leurs salons et leurs palais.

 

Ein Matinée bei Liszt, lithographie de Kriehuber, 1846
Liszt au piano, avec Kriehuber, Berlioz, Czerny, Ernst.

 

Cependant au cours de ces éternels voyages, un motif revient toujours dans la vie du musicien, pour la féconder : celui de la "patrie lointaine et sauvage" du maître, la Hongrie, et la misère du peuple magyar, son aspiration à la liberté et ses luttes.

Au centre de la vie sentimentale complexe  et tourbillonnante de Liszt, il y eut deux femmes, Marie d'Agoult et Carolyne Sayn-Wittgenstein*. La comptesse française partagea ses brillants débuts de virtuose, tandis que la princesse russe fut la compagne de sa retraite lorsque quittant les salles vibrantes d'applaudissments, il se mit à chercher le silence et le recueillement que demande l'effort créateur.

 

      

Liszt vers 1840, jouant pour Beethoven et entouré par Hugo, Paganini, Rossini, Lamartine, Sand et Marie d'Agoult (assise de dos sur le plancher). Peinture de Josef Danhauser.

 

   Marie d'Agoult(1805-1876)

 

 

*La princesse russo-polonaise, Carolyne de Sayn-Wittgenstein, sœur du tsar, est née en 1819 et morte le 8 mars 1887 à Rome.

Elle eut une fille, la princesse Marie, le 18 février 1837.

On la connaît pour son attachement à Franz Liszt, grand séducteur, qu'elle rencontra à Kiev en 1847 durant une de ses tournées. Leur rencontre correspondit avec le désir qu'avait Liszt de cesser toute composition orchestrale.

Le grand-duc de Weimar ayant offert à Liszt le prestigieux poste de maître de chapelle, elle l'y rejoignit en février 1848 et ils y vécurent douze ans. Ils accrurent le rayonnement musical de la ville en invitant de nombreux musiciens, dont plusieurs fois Berlioz, qui entretint avec la princesse une correspondance de 1852 à 1867. Elle l'encouragea notamment à écrire Les Troyens, dont il dédia la partition à Virgile (Divo Virgilio) mais aussi à la princesse Carolyne de Sayn-Wittgenstein !

Le scandale entraîné par le fait que Liszt fréquentait une femme alors mariée contribua à leur déménagement vers l'Italie dans les années 1860. Ils ne se marièrent pas, malgré qu'elle pût divorcer.

Leur fréquentation dura quelque quarante ans et ils décédèrent à huit mois d'intervalle, ce qui fit d'eux un couple légendaire, à l'instar de George Sand et Alfred de Musset.

 

 

Mais Carolyne ne put le suivre dans cette voie plus difficile ; Liszt avait besoin de la solitude la plus complète : après une retraite chez les lazaristes, il entra dans les ordres mineurs et devint abbé en 1865.

C'est  pendant cette retraite que le maître dédia à l'humanité ses plus grands chefs d'oeuvres qui étaient bien en avance sur la musique de son siècle."

 

 

Franz Liszt a voyagé toute sa vie et connu tous les artistes et intellectuels de son temps, il a joué un rôle non négligeable comme diplomate auprès des grands de son époque, je vous conseille la lecture de "La vie de Liszt est un roman" de Zsolt Harsanyi (1889-1943)  poète, romancier hongrois, librettiste et traducteur (Virgile, Horace, Byron, Schiller...). Son évocation de Liszt, qui allie le savoir historique et biographique à la richesse de l'expression, est renommée dans le monde entier.

Ce roman vous fera adorer cet homme complexe, charmeur, d'une sensibilité et d'une intellgence rares.

 

 

Wagner : l’amitié artistique [modifier]

La première rencontre a lieu en 1840, alors que Wagner, jeune compositeur inconnu et misérable demande de l’aide à Liszt, qui, lui, connaît déjà un succès considérable. Après quelques années d’une relation peu soutenue, la correspondance épistolaire se fait de plus en plus intense. Dans ces lettres, Wagner réaffirme sans cesse son besoin pressant d’argent. Liszt tente de satisfaire comme il peut les désirs de son protégé, dont il commence à apprécier les œuvres : en 1849, il monte Tannhäuser, qui est un succès phénoménal. En 1853, Liszt passe à Paris et en profite pour revoir ses enfants et les présenter à Wagner. La fille cadette, Cosima, se mariera plus tard avec le compositeur allemand. Il organise par ailleurs à Weimar une semaine Wagner à cette même date.

Revenu à Weimar, Liszt continue de diriger les œuvres de Wagner toujours avec le même succès, ce dont Wagner le remercie en ces termes :

« Merci, ô mon Christ aimé. Je te considère comme le sauveur lui-même[réf. nécessaire]. »

La correspondance continue, s’amplifie même au cours des années, jusqu’en 1859 : alors que Wagner ne cesse de demander de l’argent à Liszt, ce dernier ne peut accéder à ses requêtes, car lui-même est en période de vaches maigres. Wagner s’en agace. La même année, surgit un autre sujet de friction : l’influence musicale de Liszt sur Wagner, influence que ce dernier a toujours refusé de reconnaître publiquement. En juin et août, peu après les premières auditions du prélude de Tristan et Iseult, le musicologue Richard Pohl avait fait paraître un panégyrique dans lequel il attribuait directement à Liszt la substance harmonique de l’œuvre. Le 7 octobre, Wagner écrit à Bülow :

« Il y a nombre de sujets sur lesquels nous sommes tout à fait francs entre nous ; par exemple que je traite l’harmonie de manière tout à fait différente depuis que je me suis familiarisé avec les compositions de Liszt. Mais quand l’ami Pohl le révèle au monde entier, qui plus est en tête d’une notice sur mon prélude, c’est pour moi une indiscrétion ; ou dois-je penser que c’est une indiscrétion autorisée[28] ? »

Ces tensions amènent une rupture éphémère puisque dans la même année, Wagner et Liszt renouent le contact.

Les deux compositeurs se brouillent de nouveau quelques années plus tard au sujet de Cosima, la fille de Liszt, alors que Wagner s’intéresse à elle depuis quelques années. Or, la jeune fille est déjà mariée avec Hans von Bülow, ancien élève de Liszt, et a vingt-cinq ans de moins que Wagner ; celui-ci et Cosima s’avouent néanmoins leur amour. En 1870, Liszt décide alors de couper les ponts avec le couple.

Wagner tente de regagner, sous un flot d’éloges épistolaires, l’estime de « son Christ ». À la suite de quoi la correspondance reprend. Liszt pardonne aussi à sa fille. L’inauguration du Palais des festivals de Bayreuth par Wagner est l’occasion de démonstrations réciproques d’amitié. Liszt assiste en 1882 à la première représentation de Parsifal, qui suscite chez lui un enthousiasme des plus puissants : « Mon point de vue reste fixe : l’admiration absolue, excessive si l’on veut », répond-il à la princesse de Sayn-Wittgenstein, sa compagne en titre. Mais en 1883, Liszt apprend la mort de Wagner. Sa seule réaction est « Pourquoi pas ? », puis, quelques minutes après, « Lui aujourd’hui, moi demain[29] ». Liszt meurt trois ans plus tard.

 

 

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